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Histoire Informatique

Les premières machines à calculer -- Les premiers ordinateurs -- Naissance des micro-ordinateurs -- Du PC à aujourd'hui
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Naissance des micro-ordinateurs

1971 : Disquette

IBM lance la disquette en 1971, pour pallier à la lenteur. Cependant, la taille à l'époque était de 8 pouces, soit 20 cm ! Si on appelle cela alors Floppy Disk (disque souple en français), c'est en rapport avec les disques durs. A l'époque, le disque n'était pas protégé par un boitier en plastique. Il était donc flexible. Cependant, la poussière et le manque de fiabilité imposèrent la protection.

Son usage est à l'origine destiné aux ordinateurs moyens et gros. Mais ses qualités dont la fiabilité, le coût peu élevé, la portabilité et la facilité d'utilisation augmenteront son utilisation par les micro-ordinateurs.

1972 : Intel 8008

Le 4 janvier 1972 sort le processeur 8008 d'Intel. Cadencé à 200 Khz, il est gravé en 10 microns comme le 4004, mais comporte cette fois ci 3500 transistors. Il dispose d'une architecture 8 bits.

1972 : Le Langage C

Développé par Dennis M. Ritchie et Brian Kernighan au laboratoire Bell d'AT&T, ce langage à pour but d'optimiser Unix, qui sera entièrement réécrit avec ce langage.

1972 : Le premier micro-ordinateur

Bien que peu reconnue par les Américains, la création du micro-ordinateur est d'origine française. Il s'agit du Micral. C'est grâce à la société Intel qui inventa le micro-processeur que la micro-informatique a pû voir le jour. Son inventeur est François Gernelle.

Il était ingénieur à la Société R2E (SARL Réalisations et Etudes Electroniques), créée par André Truong Trong Thi et Paul Magneron. La société R2E devint une filiale de Bull au début des années 1980.

En Juin 1972, l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) devait mesurer l'évaporation des sols par la méthode dite du bilan d'énergie. Il lui fallait pour cela un système, mais le PDP-8 de la société DEC (Digital Equipment Corporation) était bien trop cher (plus de 6.800 euros).

Alors, François Gernelle leur dit :
"Si j'ai bien compris dans votre application de contrôle de process, le prix d'un PDP 8 est trop élevé pour votre budget. Aussi, je vous propose de vous faire un calculateur pour la moitié de ce prix."

C'est un certain monsieur Perrier qui accepta l'offre, pour le 30 décembre 1972. François Gernelle, fut aidé par Alain Decombe, Jean-Claude Beckmann et Benchetrit. La machine devait être bon marché, autonome (batterie) et transportable.

Cinq mois plus tard le Micral est terminé. Au prix de 8450 F de l'époque (soit environ 1290 euros), basé sur un 8008 d'Intel, cadencé à 0.5 Mhz sans clavier ni écran (mais des interrupteurs et des voyants). Le système fut livré le 15 janvier 1973, avec 15 jours de retard. Mais c'était déjà une performance. Elle se nommait : Micral N.

micral

1973 : Ethernet

Ethernet est le premier standard des réseaux locaux, appliquant les principes de commutation par paquets pour les réseaux des entreprises (grâce à une architecture en "bus"). Inventé par Robert Metcalfe, qui fondera 3 COM (Computer Communication Compatibility), il sera notamment présent dans le développement des réseaux locaux.

1974 : Intel 8080

Exactement deux ans après le 8008 sort le micro-processeur 8080 d'Intel. Cadencé à 2 Mhz, il est gravé en 6 microns avec à son actif 4500 transistors. Il dispose d'une architecture 8 bits. Il est dix fois plus puissant que le précédent micro-processeur, le 8008.

1975 : Altair 8800

C'est le 1er janvier 1975 que sort l'Altair 8800 : le premier micro-ordinateur pour les Américains. Son nom vient de la fille d'un ami du créateur, il s'agit d'une étoile dans Star Trek. L'architecture de ce micro-ordinateur se composait d'un processeur Intel 8080, le troisième de la société après le 8008, cadencé à 2MHz. Il y avait aussi 256 octets de mémoire vive. Pour acquérir ce prototype, sans écran ni clavier (seulement des interrupteurs), il fallait débourser 600$ (395$ en kit). Son créateur est Ed ROBERTS de la société MITS (Micro Instrumentation and Telemetry Systems). La société MITS fut le premier client de Microsoft grâce au Basic développé pour l'occasion.

1975 : Le Basic pour micro-ordinateur

Le langage Basic, inventé en 1964, continu d'exister grâce à Paul Allen et William Gates qui programment pour un micro-ordinateur, l'Altair, un compilateur. De ce fait, ce sera le premier langage destiné à la micro-informatique. Cela aura un impact conséquent pour le futur de la micro-informatique.

1975 : Emacs

Emacs est un éditeur de texte puissant à affichage temps réel, personnalisable et extensible. Il a été developpé majoritairement par Richard Stallman. Le coeur est écrit avec le langage C, mais pour ajouter des fonctionnalités au programme, le langage Lisp est alors utilisé. En effet, il intègre un interpreteur Lisp nommé Emacs Lisp ( elisp pour faire court ).

A l'origine, c'est à dire en 1975, Emacs signifiait " Editing MACroS running on TECO ". Il s'agissait d'un jeu de macro permettant d'optimiser une version de TECO (Text Editor and COrrector, l'éditeur de texte de l'époque) sur PDP-10. Emacs modifiait tellement ce programme qu'il est devenu un éditeur de texte à part entière.

Mais sur Unix, il faut attendre 1981 avec Gosling Emacs (du nom de l'auteur : James Gosling). Il utilisait alors un interpreteur Mocklisp. Hélas il était propriétaire.

En 1984, Richard Stallman commence à développer GNU Emacs qui sera le premier logiciel distribué par le projet GNU. Il est vendu 150 $. Il sera par la suite gratuit. Emacs est passé directement de la version 1.12 à la version 13, car il devenait évident qu'il ne passerait jamais à la 2.0 . La version 13 est la première à être diffusée, sortie le 20 mars 1985. A l'heure actuelle la version Emacs 21 est sortie.

Aujourd'hui, il existe Gnu Emacs et un "fork" (un programme avec la même racine) Lucida Emacs, renommé XEmacs. Ce dernier, sortit en 1991, est basé sur Emacs 18. Il est réputé pour avoir une interface plus facile d'utilisation. A noter que XEmacs fonctionne aussi en mode texte, le "X" n'a rien à voir avec Xwindow ou MS Windows. Tous les deux sont libres et disponiblent sur plusieurs architectures et systèmes d'exploitation (Unix, MS Windows...).

Il est possible de quasiment tout faire avec Emacs, en plus d'éditer du texte : lire ses courriels, naviguer sur le web, lire les news, faire un tetris, se faire suivre par un psy (si si !)... Il peut aussi servir d'environnement de développement intégré (EDI). Ses capacités sont énormes. La contrepartie est qu'il est lourd. Des versions allégées ont donc vu le jour. Par exemple : MG (inclus par défaut dans OpenBSD) et MicroEmacs (utilisé par Linus Torvalds).

Pour certains Emacs est une religion. L' église d'Emacs avec son saint IGnucius (Richard Stallman). Un groupe de discussion y est même dédié, alt.religion.emacs. A voir au second degré biensur.

emacs
Emacs 20.4.1
emacs
Emacs 21.4.1
xemacs
XEmacs

1975 : Fondation de Microsoft

Le 4 avril 1975 Microsoft Corporation, entreprise dévellopant des logiciels pour ordinateurs, est créée à Albuquerque (Nouveau Mexique) par deux étudiants américains : Bill Gates et Paul Allen. Au départ, le nom était en deux mots : Micro soft. Il s'agissait d'un diminutif pour Microcomputer Software, programme pour micro-ordinateur en français.

1976 : Naissance d'Apple Computer

Le 1er avril 1976 grâce à Steve Wozniak et Steve Jobs, la société Apple Computer voit le jour. Les deux informaticiens ont commencé dans un garage !

1976 : Apple I

En avril 1976 sort le Apple I. Du haut de ses 1mhz et de ses 8 ko de RAM, il est vendu à 666,66$. Les deux Steve en vendirent presque 200 en 10 mois. L'écran est un simple écran de télévision et il dispose d'un vrai clavier. Alors que la majorité des ordinateurs avait une puce Intel 8080, l'Apple I contenait la puce MOStek 6502. Son boitier était en bois.

1976 : CP/M

Gary A. Kildall (1942-1994), consultant chez Intel, développe à partir de 1974 le premier système d'exploitation pour micro-ordinateurs 8 bits. Il le nomma CP/M signifiant Control Program for Monitor, modifié par la suite en Control Program for Microcomputer.

Il programma aussi le compilateur PL/M (Programming Language for Microprocessor) pour faciliter son travail. Le PL/M est un dérivé de PL/I , Programming language I, d'IBM sorti en 1964. Ce langage permet de simuler les processeurs Intel, et donc d'augmenter la vitesse de programmation de son système d'exploitation.

EN 1973, grâce à Alan Shugart, Gary Kildall aura en sa possession un disque souple 8 pouces. Avec un ami électronicien, John Torode, ils construirent un contrôleur. Il s'agissait alors du premier micro-ordinateur avec lecteur de disquette. Couplé aux quelques programmes dont il dispose, il produit le système d'exploitation CP/M.

Son système d'exploitation sera commercialisé le 15 novembre 1976 par la société qu'il créa en 1976 : Intergalactic Digital Research (renommée maintenant en Digital Research). Mais la première utilisation remonte à décembre 1974. Ce système d'exploitation aura beaucoup de succès avant l'arrivée de MS-DOS. En effet 600.000 exemplaire furent vendu, au prix de 90 $. Il était destiné pour les micro-ordinateurs disposant d'un processeur Intel 8080. Il était aussi mono-tâche (un seul programme à la fois). Il fonctionnait aussi sur les Amstrad CPC ou les Commodore 64. A cette époque les PC n'existaient pas !

CP/M-86

La version pour les PC 16 bits fut nommée CP/M-86 (86 vient du processeur 8086, le processeur 16 bits pour micro-ordinateurs de l'époque utilisé par CP/M). Il y avait aussi une version pour le Motorola 68000, nommée CP/M-68k. Pour éviter les confusions, le CP/M pour ordinateurs 8 bits fut renommé CP/M-80.

Bien que plus performant, le CP/M-86 était beaucoup plus cher que MS-DOS. En effet, pour se le procurer, il fallait débourser 240$ contre seulement 60$ pour le MS-DOS. Mais si IBM choisi MS-DOS, c'est surtout parce Gary Kildall préféra faire un tour en avion par un temps idéal au lieu de venir à la rencontre des commerciaux d'IBM. C'est sa femme, Dorothy McEwen, et l'avocat de la société qui s'occupèrent de les recevoir.

Pour le PC, Il fallait un système d'exploitation 16 bits, car il disposait d'un processeur 8088 (une version du 8086 moins chère et un peu plus lente). De plus, pour ses constructeurs il fallait que le CP/M-86 comporte quelques modifications, et diverses autres conditions qui furent refusées. Déçu par le contrat et le fait de ne pas avoir Gary Kildall à l'entretien, les représentants de Big Blue se tournèrent vers une autre solution.

Bill Gates ne laissa pas filer l'occasion, et accepta les conditions. Comme IBM, leader dans le domaine de l'informatique à l'époque le choisi pour ses systèmes d'exploitation, les concurents suivirent le pas. De plus, le CP/M-86 destiné aux processeurs 16 bits, tarda à sortir, son auteur étant occupé pour d'autres projets.

CP/M aurait pu être le remplacant de MS-DOS (et peut-être du Windows d'aujourd'hui) pour les ordinateurs PC et compatibles.

assign
La commande assign sous CPM/86.

DR-DOS

Le CPM/86 était considéré comme meilleur que MS-DOS par les spécialistes. Pour mieux appuyer ce fait, la société le renomma DOS PLUS, puis DR DOS, signifiant Digital Research Disk Operating System. Censée contrer la domination du MS-DOS, la société DRI sort ce système d'exploitation compatible avec MS-DOS. Il est donc plus puissant que ce dernier, et théoriquement mieux conçu.

Hélas Microsoft ne se laissa pas faire. DR-DOS appartient maintenant à Caldera Inc.

QDOS

Abréviation de Quick & Dirty Operating System (à ne pas confondre avec le sinclair QDOS), qui signifie système d'exploitation vite et mal fait car dévellopé en 4 mois par Tim Paterson. Il s'agit d'un système d'exploitation mono-tâche, mono-utilisateur sorti en 1980. Il fut renommé 86DOS après une mise à jour importante au bout de quelques mois d'utilisation (Il tire son nom du processeur 8086 d'intel, à 16 bits, et dos pour Disk Operation System).

Clone du CP/M (il était tout de même assez différent pour être commercialisé) qui était un système d'exploitation 8 bits et indisponible pour les processeurs Intel 8086, le QDOS (pour ordinateurs 16 bits) profita de ce retard.

Malgré tout il ne pouvait pas être à la hauteur de CP/M. La société qui commercialisa ce sytème d'exploitation, peu connue du grand public, est Seattle Computer Product. Tim Paterson est donc à la base du MS-DOS, si l'on excepte Gary Kildall (créateur du CP/M), et travaille avec Microsoft depuis 1981.

C'est pour cette raison que MS-DOS comporte, encore aujourd'hui, de nombreuses similitudes avec CP/M (A:, B:, quelques commandes...)

cpm
Ressemblance avec MS-DOS : le prompt, la commande dir...

1976 : Cray 1

Sortie du Cray 1 par Seymour Cray. Au prix de 8,8 millions de dollars, ce super-calculateur est notamment le premier à proposer le traitement vectoriel. Il possédait une puissance de 160 megaflops (160 millions d'opérations à virgule flottante par seconde), un record mondial pour l'époque.

En France, Michelin et Peugeot entre autre se sont équipés d'un tel ordinateur.

Le Cray 1

1977 : Apple II

Avec la même puce que l'Apple I (MOStek 6502) mais cette fois-ci en couleur, avec un boitier en plastique, vendu pour 1.298$, l'Apple II fut un succès commercial. Ses capacités sont au départ de 4ko (changé en 16ko pour les suivants), extensibles à 48ko et 16ko de ROM. Il dispose d'un boitier en plastique (une nouveauté) et pèse environ 5kg. Ce fut le premier micro-ordinateur convivial. Il créa une véritable révolution. Tout d'abord, il est livré monté, dispose de couleurs (une première pour un ordinateur personnel). L'écran pouvait être un moniteur ou un écran de télévision. Les mordus d'ordinateurs ne sont plus la seule clientèle visée : le milieu des affaires mais aussi la famille ont accès à l'univers de la micro-informatique en toute simplicité. Beaucoup de version de l'Apple II sortirent, si bien que sa production stoppa en 1993 !!

1978 : Intel 8086

Le 6 septembre 1978, intel sort son premier processeur 16 bits : le 8086. Il dispose de 29.000 transistors et 3 microns de gravure.

1978 : Le premier SPAM

C'est en mai 1978 que fut envoyé le premier SPAM, (pourriel en français). On le doit à un responsable marketing de Digital Equipement Corporation (qui a fabriqué notamment les fameux PDP), pour annoncer le System 20. Il envoya le message sur Arpanet, l'ancêtre d'internet, à pas moins de 400 personnes. Le mot "SPAM" n'était pas encore d'actualité.

Le terme SPAM vient de la marque américaine du même nom (signifiant Shoulder of Pork and hAM), qui vend de la viande en conserve bon marché. Ceci vient d'un sketch des Monty Python en 1970. Le terme français pourriel est la contraction de poubelle et de courriel, contenant le mot "pourri" par la même occasion.

Le message du premier SPAM

1979 : Intel 8088

Le 1 juillet 1979 Intel sort le microprocesseur 8088. Il est placé dans un boitié disposant de 40 broches. Il travaille sur 8 bits, bien que son bus interne soit sur 16 bits. Il peut adresser 1 Mo grâce à un bus d'adresse de 20 bits. Il utilise la technologie NMOS (Negative Metal Oxide Semi-conductor).

Il repose bien entendu sur l'architecture x86, avec une fréquence d'horloge de 4.77 Mhz. Son chipset était quasiment identique au processeurs 8086, mais techniquement moins évolué.

Le premier PC l'utilisera, car son prix était attrayant. L'entreprise Nec a réalisée un processeur compatible : le Nec V20. Il ont pour cela fait du Reverse engineering. Le processeur était cadencé entre 8 et 12 Mhz, et fonctionnait 30% plus vite que le 8088.

Histoire

1980 : CD audio

Philips et Sony sortent le CD audio pour contrer le vinyle.

1980 : QDOS

Abréviation de Quick & Dirty Operating System (à ne pas confondre avec le sinclair QDOS), qui signifie système d'exploitation vite et mal fait car dévellopé en 4 mois par Tim Paterson. Il s'agit d'un système d'exploitation mono-tâche, mono-utilisateur. Il fut renommé 86DOS après une mise à jour importante au bout de quelques mois d'utilisation (Il tire son nom du processeur 8086 d'intel, à 16 bits, et dos pour Disk Operation System). Clone du CP/M (il était tout de même assez différent pour être commercialisé) qui était un système d'exploitation 8 bits et indisponible pour les processeurs Intel 8086. Le QDOS (pour ordinateurs 16 bits) profita de ce retard. Malgré tout il ne pouvait pas être à la hauteur de CP/M. La société qui commercialisa ce sytème d'exploitation, peu connu du grand public, est Seattle Computer Product. Tim Paterson est donc à la base du MS-DOS, si l'on excepte Gary Kildall (créateur du CP/M), et il travaille avec Microsoft depuis 1981.




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