15 May 2013 01:39 - Fête : - La réponse à la grande question sur la vie, l'univers et le reste est 42. Douglas Adams

 

Histoire Informatique

Les premières machines à calculer -- Les premiers ordinateurs -- Naissance des micro-ordinateurs -- Du PC à aujourd'hui
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1623: Première machine à calculer

Wilhelm Shickard (1592-1635) inventa la première machine à calculer qu'il nomma "horloge à calcul". Hélas, avant qu'elle ne soit envoyée à son utilisateur final, cette machine fut prise dans un incendie. Cette machine utilisait la force humaine comme énergie, ainsi que les engrenages et ne faisait que des additions et soustractions (seulement les nombres entiers). Aucune valeur n'était enregistrée.

C'est en 1957 qu'un certain Dr Franz Hammer fit la découverte qu'il existait,en 1623,une machine à calculer. Jusqu'alors, cette machine était restée inconnue. C'est dans la correspondance avec son auteur, Wilhelm Shickard, et son futur acquéreur, l'astronome Kelper, que cette machine était décrite.

Kelper ne la vit jamais. Le 25 février 1624, elle fut prise dans un incendie. Il se pourrait qu'il soit volontaire, étant donné les croyances de l'époque. Shickard est donc consideré comme le précurseur du calcul mécanique. C'est Blaise Pascal qui est l'inventeur de la machine à calculer, qui est d'ailleurs encore visible de nos jours.

1643: La Pascaline

Blaise Pascal (1623-1662) réalisa la Pascaline à seulement 19 ans, machine à calculer ressemblant à l'horloge à calcul de Shickard (Blaise Pascal ne savait pas qu'une telle machine avait été construite avant lui). Elle devait aider son père, alors intendant des Finances.

Cette fois-ci, la machine servit réellement et fut construite en plusieurs exemplaires pour être commercialisée. Il est donc considéré comme l'inventeur de la machine à calculer, sa machine étant visible (donc la preuve est apportée).

La pascaline permettait de faire des additions et soustractions facilement, les retenues étant gérées par un ingénieux système : le complément à 9. C'est l'utilisateur qui faisait fonctionner la machine à la main. Elle était composée d'engrenages. Elle pouvait même traiter les différentes unités monétaires ! Par contre Il fallait poser la machine bien horizontalement, elle dépendait de l'apesanteur. De plus, la machine ne pouvait calculer que des nombres entiers ( base 10 ).

Cette machine fut par la suite améliorée, notamment par Gottfried Wilhelm Leibniz qui ajouta la possibilité de faire des multiplications.

Plus tard, Niklaus Wirth créa un langage de programmation qu'il nomma Pascal en l'honneur de Blaise Pascal.

Un exemple du complément à 9 pour 715 - 518 : 999 - 518 = 481 On ajoute 999
715 + 481 = (1)196 + 1 = 197 On retire 1000, on ajoute 1
On a simplement ajouté 1000, puis enlevé ce même nombre.

pascaline

1679 : Binaire

Leibniz, mathématicien philosophe allemand, se passionnait pour le binaire. Même si l'invention du binaire remonte beaucoup plus tôt dans l'histoire, avec notamment le Ying et le Yang.

Le binaire est le langage mathématique des machines informatiques actuelles. En effet, il s'agit d'un état ouvert ou fermé, les deux que l'on utilise pour un transistor (alimenté ou non).

Cliquez ici pour en savoir plus sur le binaire

1791 : Naissance de Charles Babbage

C'est le 26 décembre 1791 que Charles Babbage, précurseur de l'informatique moderne, vit le jour. Héritant d'une fortune après la mort de son père et professeur de mathématique à l'université de Cambridge,, il put assouvir sa curiosité et financer ses projets pour le moins ambitieux. Il pense en effet pouvoir automatiser les calculs longs et fastidieux, évitant des erreurs d'étourderie parfois lourdes en conséquences.

L'histoire retient notamment la machine à différence ( Difference Engine ), qui ne fonctionna hélas jamais correctement, et la machine analytique ( Analytical Engine ), qui était impossible à réaliser à l'époque ( elle aurait demandé plus de 50000 pièces mobiles ! ), malgré les 17 000 livres fournis par le gouvernement anglais. Les principes sont encore d'actualités !

En effet, cette machine devait avoir une mémoire pour stocker les résultats. Elle disposait d'une unité d'entrée et de sortie (représentées aujourd'hui par un clavier et un moniteur), et même d'un mécanisme ancêtre du processeur ! Chaque opération possible avait un symbole. Par contre elle travaillait sur une base 10. De plus, les variables et le programme était séparé. Même si elle ne fut jamais construite du vivant de Charles Babbage, beaucoup ont pris ses travaux en exemple.

Son plus grand malheur, disait-il, était d'être né bien trop tôt, en effet les techniques de l'époque le limitait dans ses créations. Lady Ada Augusta de Lovelace, fille du poète Lord Byron, l'aida dans son travail. L'histoire se souvient d'elle notamment comme étant la première programmeuse. Plus tard, un langage de programmation fut nommé Ada en son hommage.

Charles Babbage

1815 : Naissance de Ada Lovelace

Lady Ada Augusta de Lovelace, fille du poète Lord Byron, fut pour les historiens la première programmeuse. Elle était de natinonalité anglaise pour être née à Londres le 10 décembre 1815. En effet, elle était l'assistante de Charles Babbage.

Charles Babbage lui demande en 1842 de traduire du français en anglais, l'ouvrage du Federico Luigi Menabrea sur la machine analytique. Ada de Lovelace réalise le travail, et rajoute des notes. Elle a écrit notamment une méthode détaillée permettant de calculer, avec la machine de Charles Babbage, les nombres de Bernoulli , ce qui lui permit donc de rentrer dans les personnalités de l'informatique pour avoir écrit le premier algorithme.

Elle déceda le 27 novembre 1852 à Londres. Agée de 36 ans elle était atteinte d'un cancer.

Plus tard, un langage de programmation fut nommé Ada en son hommage. Elle est encore visible sur les produits Microsoft, en effet il y a son image dans leurs hologrammes.

Ada Lovelace

1815 : Georges Boole

Il y a cent quatre-vingt cing ans naissait Georges Boole. Celui qui a ouvert la voie à l'avènement de l'informatique, sans même le savoir !

Mathématicien , logicien et un peu philosophe , Georges Boole est bien le père fondateur de la logique moderne. En créant l'algèbre booléenne, il a réussi là ou leibniz avait échoué : allier en un mème langage mathématiques et symbolisme.

Georges Boole développe une nouvelle forme de logique, à la fois symbolique et mathématique ayant pour but de traduire des idées et des concepts en équations et de leur appliquer certaines lois et ainsi de retraduire le résultat en termes logiques . Il crée alors une algèbre binaire n'acceptant que deux valeurs numériques : 0 et 1. Cette algèbre est définie par la donnée d'un ensemble E ( non vide ) muni de deux lois de composition interne ( le ET et le OU ) satisfaisant à un certain nombre de propriétés ( commutativité, distributivité...)

Des méthodes comme la "table de vérité", tableau permettant de décrire toutes les possibilités de sortie en fonction des entrées, conduisent à définir les opérations que l'on désire réaliser et à transcrire le résultat en une expression algébrique. Grâce à des règles appelées "lois de composition", ces expressions peuvent être simplifiées.

Hors justement, en informatique on utilise les nombres binaires, composés des deux chiffres : 0 et 1. Et l'algèbre de boole permet de représenter grâce à des symboles, un "circuit logique", c'est à dire un circuit qui schématise l'agencement des composants de base (au niveau logique) sans se préoccuper de la réalisation au moyen de transistors (niveau physique).

On lui doit aussi les variables et fonctions logiques ainsi que les portes logiques.

George Boole est mort d'une pneumonie le 8 décembre 1864.

Georges Boole

1833 : Le premier télégraphe

Carl Friedrich Gauss (1777-1855), grand mathématicien, construisit le premier télégraphe. Il pouvait transmettre sur plus d'un kilomètre. Ce télégraphe resta malgré tout primitif.

gauss

1835 : Le morse

Le code morse est inventé par Samuel Finley Breese Morse (1791-1872),et représenté par une suite de tirets et de points symbolisant des chiffres ou des lettres. Ce langage fut par la suite universel. Pour cela, Il persévéra à implanter ses télégraphes simples mais efficaces utilisant le morse.

Le code tel que nous le connaissons aujourd'hui date de 1838. La première ligne utilisant ce code reliait Washington à Baltimore en 1844.

Il est encore utilisé de nos jours, notamment par les radio-amateurs. Ce code présente des avantages : Il ne nécessite pas beaucoup de bande passante, les informations ont très peu de perte et sa mise en place est facile.

1838: Le télégraphe à cadran

Invention du télégraphe en Angleterre grâce aux relais électriques par le physicien Charles Weatslone et l'ingénieur William F. Cook. Le brevet fut déposé le 1er février 1838. La première ligne fut construite en 1939.

1876 : Le téléphone

Graham Bell, américain, déposa le brevet du téléphone en 1876. Le développement du téléphone sera énorme aux Etats Unis (25.000 postes en 1879). Graham fondera la Bell Telephon Company.

1896 : IBM

Un certain Herman Hollerich de nationalité allemande (1860-1929) fonde en 1896 l'entreprise du nom de Tabulating Machine Company. Il venait de remporter le concours du Census Bureau. Il avait créé une machine pour effectuer le recensement. A l'époque cela prennait beaucoup de temps, Herman à permis ainsi d'accélerer le comptage.

Il avait appelé sa machine la Punch Card Tabulating Machine. Elle fonctionnait à l'électricité, mais restait mécanique. Elle détectait des trous sur une carte perforée ( reprise de l'idée du métier à tisser de Jacquart ) et enregistrait alors le résultat en fonction des données précédentes.

En 1914, Thomas J.Watson en devient le directeur et la renomme trois ans plus tard (1917) IBM (International Business Machine). Plus tard, on surnomma cette société Big Blue, en relation avec ses employés tous en costard cravate. C'est IBM qui créa le PC. Avant lui, d'autres avaient sorti des micro-ordinateurs, mais la réputation de la marque fit la différence.

ibm

1937 : Zuse 1

Le Z1 (signifiant Zuse 1) est le premier calculateur mécanique à relais fabriqué par Konrad Zuse en 1937. Il avait au départ le nom de V-1, pour Versuchmodell I, vite abandonné pour éviter les confusions avec les fusées allemandes V-1 (Vergeltungswaffe 1).

Cependant, la machine n'était pas fiable. Konrad Zuse avait fabriqué chaque pièce lui même avec des moyens rudimentaires. Son lieu de travail n'était autre que la chambre de ses parents ! Et pour le financement, la famille aidait comme elle le pouvait l'inventeur, persuadé du bon avenir du projet.

le calculateur Zuse 1 utilisait déjà les nombres binaires pour effectuer les traitements. Il pesait 500 Kg, consommait 1000 Watt, et avait une fréquence de 1 Herz (une opération élémentaire par seconde). Sa mémoire faisait 176 octets (64 mots de 22 bits). Pour le stockage, des pellicules de cinéma 35mm étaient employées.

1942 : Naissance de Gary A. Kildall

C'est en 1942, à Seattle, que Gary A. Kildall nacquit. Il était connu dans le domaine de la micro-informatique vers les années 1970-1980.

Il sera présent lors des débuts d'Intel avec les micro-processeurs. Il dévellopera notamment le PL/M (Program Language/ Microprocessor), simulant un processeur 8008. Se qui permettra d'écrire plus rapidement des programmes pour ce matériel.

Fort de son expérience il développa le CP/M (Control Program for Microcomputers), système d'exploitation le plus populaire à cette époque pour les processeurs Intel. Il créa la compagnie Digital Research pour permettre de vendre son système d'exploitation mais aussi les logiciels correspondants.

Il aurait pu être le remplacant de Microsoft pour les systèmes d'exploitation des Personnals Computers, hélas la légende raconte qu'il préféra faire un tour en avion par un temps idéal au lieux de venir à la rencontre des commerciaux d'IBM.

Il essaya de revenir sur le devant de la scène avec le DR-DOS, un système d'exploitation compatible avec le MS-DOS, mais c'était peine perdue contre le géant Microsoft. Il meurt en 1994 alcoolique et dépressif. Certain diront qu'il s'agissait de la première victime de Bill Gates.

kildall

1943 : Le premier calculateur électronique : Eniac

John Mauchley, aidé par un de ses étudiants J. Presper Eckert, a construit un des plus impressionnant calculateur. Cette machine fut nommée Eniac pour : Electronic Numerical Integrator and Calculator. Ce n'est ni plus ni moins que le premier ordinateur électronique.

Il fut lancé le 17 mai 1943 sous le nom Project PX, financé par l'armée américaine.

D'un poids de 30 tonnes, d'une taille de 10m sur 17 mètres, nécessitant 150 kilowatts, composé de 18.000 tubes électroniques, 1500 relais, 10000 condensateurs et de 70000 résistances. Pour la mémoire : 20 registres de 10 chiffres décimaux. Pas moins de 6000 commutateurs pour la programmation. Même sa ventilation est phénoménale : deux gros moteurs de la marque Chrysler de douze chevaux vapeurs sont nécessaires. Et en plus cette machine tombe souvent en panne !

Elle fonctionnait sur une base 10, en décimal et utilisait les cartes perforées. L'armée demanda une telle machine pour effectuer des calculs de trajectoires de balistiques.

Pour la programmer, il fallait déplacer des modules... qui ne permettaient pas de faire autant de choses qu'une simple calculette programmable de nos jours ! Mais il lui suffit, lorsqu'elle fonctionne, de 0.2 millisecondes pour traiter une addition, ce qui pour l'époque est assez impressionnant. Réalisée par Presper J. Eckert et John W. Mauchley, cette machine sera utilisée jusqu'en 1955.

eniac
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1945 : Le premier bug

Le 9 Septembre 1945 à 15h45 le premier bug de l'histoire informatique a eut lieu ! Il s'agit d'une mite bloquée dans un relais sur le calculateur électromagnétique Mark I de l'Université de Harvard, et qui donna le terme de bug (bogge en français) pour désigner une erreur informatique (étant donné que bug signifie insecte en anglais), grâce à la mathématicienne Grace Murray Hopper.

bug

1948 : Invention du transistor

John Bardeen, Walter Brattain et William Shockley inventèrent aux Bell Labs le transistor qui permis à l'informatique de faire un bond en avant incroyable. Ils reçurent en 1956 le prix Nobel de physique.

Le premier ordinateur à avoir testé cette technologie est le TX-0 (transistorized experimental computer 0), qui est notamment un ancètre du PDP-1.

1953 : Naissance de Paul G.ALLEN

La société Microsoft a fait connaître au monde entier Bill Gates. Pourtant, il n'est pas le seul à etre à l'origine de cette entreprise. Paul ALLEN à l'époque est étudiant au Lakeside High School à Seattle. Là-bas il fait la rencontre de Bill Gates, qui a deux ans de moins que lui. Tous deux animés par la même passion, l'informatique, de fil en aiguille se feront connaître. En 1975 ils développèrent le Basic pour l'Altair, puis fondèrent Micro-Soft (en deux mots à l'origine, pour Microcomputer Software).

Le 18 février 1983 Paul ALLEN, à la suite d'une grave maladie, démissionna de Microsoft. En effet, cette aventure lui fit changer sa vision de la vie.

paul allen

1955 : Naissance de William Henry Gates

C'est le 28 octobre 1955 que William Henry Gates III (alias Bill Gates) est né au Seattle Washington's Swedish Hospital. Son père (William Henry II) était un avocat réputé, gagnant très bien sa vie, et sa mère (Mary Maxwell) mère au foyer s'investissait dans des associations caricatives. Ils ont eu 3 enfants, deux filles et un garçon (Bill Gates est né en deuxième).

Naissance d'une passion

Dès son plus jeune âge Bill Gates était considéré comme un enfant intelligent. A 12 ans il rentre dans une école réputée : la "prep school" de Lakeside. Il s'agit, entre autre, d'une des premières école à disposer d'une salle informatique. Le modèle est un DEC PDP-10. Il faut rappeler qu'a cette époque un ordinateur prenait une bonne partie d'une pièce. Peu de personne savait les utiliser. Il s'agissait d'une science qui restait discrète. On était loin d'en trouver dans n'importe quel centre commercial comme aujourd'hui.

Pourtant Bill Gates se passionna pour ces machines. Il commenca à passer du temps sur l'ordinateur de PDP-10, et très vite dépassa le niveau de ses professeurs. Il fit la rencontre d'un autre passionné, lui aussi éleve dans la même école, Paul Allen qui était de deux ans son aîné. Ensemble ils réalisèrent leur premier programme, un jeu de tic-tac-toe (aussi appelé morpion).

En 1969 il recherche déjà des bogges dans les programmes de Computer Center Corporation (C-Cubed) en échange de temps d'utilisation sur leur PDP-10. Mais ses projets ne sont pas centrés sur le matériel. Pour lui, tout se joue sur les logiciels. Et comme il arrive à en créer facilement, il peut y trouver un filon intérressant.

A 15 ans, il reçoit son premier chèque grâce à l'informatique, d'une valeur de 500 $. Il avait développé un logiciel d'emplois du temps pour son école. Il était assez réussi, et le directeur de l'institution l'acheta.

Microsoft

En 1973, il rentre à la fameuse université d'Harvard. Il y étudie l'informatique. Bien que ce soit une chance, il la quittera à 19 ans. Il avait une autre ambition.

Il fonda son entreprise le 4 avril 1975. Il l'appela Micro soft (en deux mot au début). Le nom est un diminutif pour Microcomputer Software, programme pour micro-ordinateur en français. L'été 1980, IBM lui fourni un contrat en or : fournir un système d'exploitation pour le premier PC. Sa réussite est alors assurée. Viendra ensuite l'interface graphique Windows, pour concurrencer celle du macintosh.

Il a épousé Melinda French le 1er janvier 1994. Lors de son mariage, il a même loué tout les hélicoptères dans un large périmêtre pour ne pas être dérangé par les papparazis ! Aujourd'hui il est le père de trois enfants : deux filles Jennifer Katharine (née en 1996) et Phœbe Adele (2002), ainsi qu'un fils Rory John (né en 1999).

Depuis 1996, Il est aussi l'homme le plus riche du monde. Sa fortune est estimée à plus de 51 milliards de dollars. Mais en 1998 démarre un procès antitrust pour abus de position dominante. Notre homme perd alors de sa grandeur.

La fondation

La Fondation Bill & Melinda Gates a été créée en janvier 2000. En 2005, il devient la personne de l'année par le journal le Time, pour ses actions humanitaires. Il est en effet le plus grand donateur au monde avec 24 milliards de dollars. Certaines mauvaises langues affirment que ces oeuvres philantropes seraient avant tout l'occasion de redorer l'image de la société.

En juin 2006 il affirme qu'il se détachera de sa société (Microsoft) en 2008, pour s'investir d'avantage dans sa fondation. Avec sa femme, il se tourne résolument vers sa nouvelle activité. Il accorde notamment en août 2006 la bagatelle de 500 millions de dollars à la recherche contre le sida, la tuberculose et la malaria.

Willam Gates
Bill Gates jeune
Bill Gates entarté

1956 : Le disque dur

Le premier disque dur magnétique, fabriqué par IBM, se nommait "Ramac 305" (Random Acces Method of Accounting and Control). Il était composé de 50 disques (en aluminium) de 61cm de diametre chacun. Son poids était d'une tonne, et il pouvait stocker 5 Mo de données, à 8.8 ko/s. C'est l'US Air Force qui en était le client.

disque dur

1957 : DEC

Fondée par Kenneth Olsen, la société vendait au début des cartes. Lorsque son PDP-1 sorti en 1961, à 120.000 $, elle conquit le marché des mini-ordinateurs. En effet, les ordinateurs étaient bien trop chers, et même si les performances du PDP n'étaient pas extraordinaires, cela a suffit pour qu'elle se fasse une place.

1960 : PDP 1

En mars 1960 sort le PDP 1 (Programmed Data Processor 1), par l'entreprise DEC. Vendu la modique somme de 120 000 $, il en fut construit 50. Il disposait d'une mémoire en tores de ferrite, de 4096 mots de 18 bits, et utilisait des transistors. Un cycle durait 5 µs, basé sur le temps de réponse de la mémoire. La machine pouvait donc effectuer 200 000 cycles en une seconde.

A noter que dessus, les étudiants du MIT (Massachusetts Institute of Technology) dévellopèrent entre autre l'un des premiers jeu vidéo : Spacewar !

pdp1
spacewar

1961 : CTSS

CTSS (Compatible Time Sharing System) est un système d'exploitation qui à notamment servis de base à MULTICS ainsi qu'à Unix. Louis Pouzin (un français) développa le premier script shell sur ce système.

Fernando Corbato et Robert Fano firent la démonstration du système d'exploitation CTSS. Il s'agit de l'un des premier système en temps partagé (plusieurs utilisateurs peuvent utiliser les ressources d'une même machine en même temps).

1964 : Le Basic

Le Basic (Beginner's All-purpose Symbolic Intruction Code, traduit en français : code d'instruction symbolique pour tout usage destiné aux débutants), est un langage de programmation simple développé par Thomas Kurtz et John Kemeny pour leurs étudiants, sans aucune idéologie commerciale. Les deux créateurs mirent ce langage dans le domaine public.

1965 : Ascii

ASCII (American Standart Code for Information Interchange) créé par Bob Bemer de l'ANSI (American National Standart Institute). Il s'agit de la table de codage des données à base de texte, codée sur 7 bits (soit 128 possibilités). Y Sont représentés : toutes les lettres majuscules et minuscules, les chiffres de 0 à 9, les signes de ponctuation et les caractères de contrôle spéciaux. Aujourd'hui, les PC utilisent l'ASCII étendu, codé sur 8 bits (équivalent à un octet) qui offre le double de possibilité (256).

Cliquez ici pour voir la table Ascii

1965 : MULTICS

Multiplexed Information and Computing System. Le MIT (Massachusetts Institute of Technology) et les laboratoires Bell d'AT&T (American Telegraph and Telephone) travaillent à partir de 1964 à l'élaboration d'un système multi-utilisateurs. Hélas ce système d'exploitation fonctionne sur des ordinateurs conséquents, chers et lents. Cela fut un échec, mais en même temps il fut le précurseur d'Unix : c'est grâce à la réflexion sur les erreurs commises que Ken Thompson et Dennis M. Ritchie, qui avaient une grande expérience du système Multics, empêchèrent le même scénario de se reproduire.

1968 : Amstrad

Alan Michael Sugar créé en Grande-Bretagne la société Amstrad (signifiant Alan Michael Sugar Trading). C'est en 1984 que sort le premier ordinateur de la marque nommé CPC 464 (Colour Personal Computer), avec un prix attractif (étant un des moins cher du marché). Le marché ciblé est le grand public.

Sa puissance de 4 Mhz, et sa mémoire vive de 64 ko n'étaient pas des plus époustouflantes à l'époque, mais son prix (450$ monochrome, 684$ couleur) le rendait interressant. Le processeur était un Zilog Z80 de 8 bit. Son système d'exploitation était le CP\M qui dominait le marché des ordinateurs 8 bit. Le CPC 464 avait aussi un son d'origine.

Mais ce qui faisait la véritable force de l'Amstrad était de fournir un ensemble complet, fiable et accessible. En continuant sur sa lancée, des modèles tels que le CPC 6128, dotés de 128 ko de Ram et d'un lecteur de disquette, sortirent.

Après le lancement des PC, qui domineront le marché, les ordinateurs Amstrad furent délaissés. La marque essaya de faire aussi des PC, mais le marché était déjà saturé.

Processeur : Zilog Z80 4 Mhz, 8 bit
Mémoire : 64 ko de Ram
Prix : 450$ monochrome, 684$ couleur
amstrad

1968 : Intel

Robert Noyce, Gordon Moore et Arthur Rock (un investisseur de San Francisco) fondent Intel (INTegrated ELectronics) le 18 juillet 1968. Aujourd'hui Intel est l'un des plus gros fabriquants de micro-processeurs pour PC. La société fabrique aussi des cartes mères et des cartes graphiques intégrées.

En 1971, Intel lance le premier micro-processeur de l'histoire de l'informatique : le 4004. Il s'agit d'une révolution que les deux fondateurs ne soupçonne pas. Les amateurs pourront désormais acquérir du matériel de qualité à prix raisonnable, et qui rentre dans leurs habitations ! Mais les micro-processeurs seront aussi achetés pour de multiples autres raisons : les feux tricolores, les appareils médicaux...

Dans les aspects techniques, alors que les processeurs comme les Motorola ont une mémoire qui se lit de gauche à droite (big-endian), sur les processeurs intel on doit lire de droite à gauche (little-endian).

La société est aussi très liée avec Microsoft, qui utilise les processeurs intel depuis les débuts de son système d'exploitation MS-DOS, et plus tard Windows. Si bien que l'alliance Microsoft-Intel est surnommée wintel.

intel

1968 : Le Pascal

Le langage de programmation Pascal est inventé par le suisse Niklaus Wirth. L'un des avantages de ce langage est qu'il est simple à comprendre et à utiliser.

1968 : La souris

Le 9 décembre 1968 à San Francisco, ce que l'on appellera plus tard la souris, fut présentée officiellement lors d'une conférence des sociétés d'informatique à l'université de Stanford en Californie par 18 chercheurs. La démonstration dura 90 minutes devant un public de 1000 personnes. L'objet était en bois, et portait le nom "d'indicateur de position X-Y pour système d'affichage". A l'époque, l'idée de la boule n'avait pas été encore trouvée. Il y avait alors deux roues : une pour se déplacer horizontalement et l'autre verticalement.

Douglas Engelbart, un chercheur américain, en est l'inventeur. Il travaillait au Stanford Research Institute. Il l'aurait même inventé 5 ans avant la présentation officielle, en 1963. En 1973, le Xerox Alto possèdait une souris. Il ne fut hélas jamais commercialisé. Par contre l'ordinateur d'apple Lisa, sorti en 1983 et qui s'inspire du Xerox Alto, sera commercialisé avec une souris. Il ne sera pas un succès, mais son petit frêre, le Macintosh rattrapera le coup en 1984.

Il fallut donc 20 ans (1963-1983) pour voir la souris se démocratiser.

souris
dessous la souris
souris en main

1969 : AMD

AMD, Advanced Micro Device, voit le jour le 1er mai 1969 grâce à Jerry Sanders ainsi qu'à sept collaborateurs. Cette compagnie est notamment connue pour ses micro-processeurs concurrents d'Intel, en général à un prix inférieur.

amd

1969 : Arpanet

Le 2 septembre 1969, Len Kleinrock aidé de deux étudiants Stephen Crocker et Vinton Cerf de l'UCLA (University of California, Los Angeles), ont créé le premier réseau, en reliant deux ordinateurs via un cable, le tout sur une distance de 4.5 mètres. Arpanet deviendra ensuite Internet avec le temps.

Arpanet (acronyme de ARPA NETwork) développé aux Etats Unis par l'ARPA (Advanced Research Project Agency). Les premières connexions à distance, établies à partir de 4 ordinateurs (35 en 1973, puis plus d'une centaine en 1979). Ce système est l'ancêtre d'internet, il permit le développement des banques de données et des messageries électroniques.

Le premier message envoyé fut LOG, pour LOGIN. Hélas l'envoi du G ne fut guère apprécié par le système qui fit un crash.

Len Kleinrock, l'un des fondateur d'Arpanet, explique cette mésaventure :

"All we tried to do was log on from our host to their host... I had one of my guys, Charley Kline, set this up and we also had a voice line in parallel over the data line. He had a pair of headphones and a speaker and so did the other guy at the other end.

You want to type in LOG and the rest would span out: "LOG IN." And so we typed in L.
And we said, "Did you get the L?" And he said, "I got the L." Typed the O. "You get the O?" "I got the O." "You get the G?" Crash!

The system failed on the G. A couple of hours later we successfully logged in, did some minimal things, and logged off. That was the first message on the Internet. "Log in, crash." Or, as I like to phrase it, the first message was "Hello" which is the way the two letters L, O sound."

1969 : Naissance de Linus Torvalds

Linus Benedict Torvalds est né le 28 décembre 1969. Torvald signifie le domaine de Thor. Sa mère se nomme Anna Torvalds, journaliste à l'agence de presse finlandaise Finn News Agency. Son père est Nils Torvalds, journaliste pour la télévision et la radio. Ses parents divorcent dans sa jeunesse.

Linus est surtout connu pour avoir créé un système d'exploitation libre et gratuit : Linux. Les hackeurs du monde entier participèrent à son élaboration via internet notamment. Ce qui plaît chez Linus vient du fait qu'il n'était pas prédestiné à être connu. Il passa toute son adolescence enfermé dans sa chambre, et soudain le voilà élevé au rang de star. Lui qui a toujours été timide dû prendre la parole devant des milliers de personnes.

Linus, un enfant pas très sportif, assez bon en maths, s'interressa dès son plus jeune âge à l'informatique. Alors que ses camarades jouaient au football dehors, lui restait à l'intérieur pour programmer. C'était sa passion, il était ce que l'on appelle un geek. Il découvrit l'informatique grâce à son grand-père (du côté de sa mêre), Leo Waldemar Törnqvist, avec un Commodore VIC-20.

Il est aujourd'hui marié à Tove, et père de 3 enfants, respectivement : Patricia, Daniela et Celeste.

linus torvalds

1969 : SGML

Développé par IBM, le SGML (standart Generalized Markup Language) est une norme permettant de définir des langages de balisage. Il permis entre autre le développement du HTML, DHTML et XML (qui sont des applications du SGML). De plus, il permet aujourd'hui de créer des documents échangeables et révisables.

1970 : Unix

Ken Thompson ayant travaillé sur le système d'exploitation MULTICS, désire tirer partis de son expérience et recréer un autre système. Il l'appelle UNICS (Uniplexed Information and Computing Service) qui était un clin d'oeil à MULTICS, puis renommé en Unix par la suite. Séduit par le projet, Dennis Ritchie participera lui aussi par la suite au projet. Ken Thompson c'est aussi beaucoup inspiré du système plus ancien : CTSS.

MULTICS était un système bien trop lourd pour l'époque car ses concepteurs voulaient lui inclure trop d'innovations, notamment le temps partagé. Unics était donc à l'origine monoposte pour éviter les précédentes difficultés. Le principe d'Unix, encore d'actualité, est de résoudre les tâches complexes par plusieurs tâches simples pour éviter de créer un système complexe inutilement.

Au départ, le programme est développé sur un PDP-7 de DEC. Le langage utilisé est alors l'assembleur. Mais lassé de réécrire tout le système à chaque portage, Ken Thompson développe le langage B, version allégé du langage BCPL. A l'époque, écrire un système d'exploitation en langage de haut niveau n'était pas courant.

Unix deviendra un standard par la suite. On considère que le 1er janvier 1970 est la naissance de ce système, c'est pour cette raison que dans le programme les dates commencent à cette année. En 1972, il est entièrement réécrit en language C (évolution du langage B), développé par Dennis M. Ritchie, permettant un portage plus aisé sur différentes machines. Il devient de plus un système multi-tâches et multi-utilisateurs. Cependant AT&T (American Telegraph and Telephone) ne dispose pas de l'autorisation pour vendre ce produit. Il sera donc distribué aux universités contre une modique somme.

Le système d'exploitation Unix est constitué de 3 couches principales. Tout d'abord, le noyau (kernel en anglais), qui envoie les ordres directement à la machine au plus bas niveau. Ensuite il y a l'Invite de Commande, autrement appelé le Shell. Cette couche contient l'interpréteur de commandes, pour traiter ce que vous écrivez et le transmettre au noyau, et un langage de programmation interprété. La troisième couche contient les outils les plus évolués.

Ken Thompson
Ken Thompson
Dennis Ritchie
Dennis Ritchie

1971 : Microprocesseur 4004

Le premier microprocesseur est celui d'Intel du nom de 4004, qui rassemble toutes les parties des processeurs sur un unique support. Commercialisé le 15 novembre 1971 sous le nom de MicroComputer System-4 (MCS-4), il permet d'effectuer des opérations sur 4 bits simultanément. Son concepteur est l'ingénieur Ted Hoff.

Révolutionnaire pour l'époque par sa taille, il permettra le développement du micro-ordinateur. Il comportait 2300 transistors, gravés en 10 microns. Sa mémoire adressable tient du ridicule aujourd'hui : 640 octet ! Il pouvait tout de même exécuter 60.000 opérations à la seconde pour 740 kHz. Il était donc plus puissant que les premiers ordinateurs, avec une taille de 6 cm² ! Son prix était de 200$.

Ce produit était au départ une commande d'une entreprise japonaise nommée Busicom, pour une calculatrice. Intel pris l'ingénieuse décision de n'utiliser qu'une seule pièce pour un maximum d'action. Puis, confiant de la capacité de son nouveau produit, il fallu racheter à Busicom le droit de vendre à d'autres clients le 4004 pour 60.000 $.

Pioneer 10 avait été lancé le 3 mars 1972. Et 30 ans après, son signal était encore identifé. Son processeur était bien un intel 4004.

4004

1971 : Disquette

IBM lance la disquette en 1971, pour pallier à la lenteur. Cependant, la taille à l'époque était de 8 pouces, soit 20 cm ! Si on appelle cela alors Floppy Disk (disque souple en français), c'est en rapport avec les disques durs. A l'époque, le disque n'était pas protégé par un boitier en plastique. Il était donc flexible. Cependant, la poussière et le manque de fiabilité imposèrent la protection.

Son usage est à l'origine destiné aux ordinateurs moyens et gros. Mais ses qualités dont la fiabilité, le coût peu élevé, la portabilité et la facilité d'utilisation augmenteront son utilisation par les micro-ordinateurs.

1972 : Intel 8008

Le 4 janvier 1972 sort le processeur 8008 d'Intel. Cadencé à 200 Khz, il est gravé en 10 microns comme le 4004, mais comporte cette fois ci 3500 transistors. Il dispose d'une architecture 8 bits.

1972 : Le Langage C

Développé par Dennis M. Ritchie et Brian Kernighan au laboratoire Bell d'AT&T, ce langage à pour but d'optimiser Unix, qui sera entièrement réécrit avec ce langage.

1972 : Le premier micro-ordinateur

Bien que peu reconnue par les Américains, la création du micro-ordinateur est d'origine française. Il s'agit du Micral. C'est grâce à la société Intel qui inventa le micro-processeur que la micro-informatique a pû voir le jour. Son inventeur est François Gernelle.

Il était ingénieur à la Société R2E (SARL Réalisations et Etudes Electroniques), créée par André Truong Trong Thi et Paul Magneron. La société R2E devint une filiale de Bull au début des années 1980.

En Juin 1972, l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) devait mesurer l'évaporation des sols par la méthode dite du bilan d'énergie. Il lui fallait pour cela un système, mais le PDP-8 de la société DEC (Digital Equipment Corporation) était bien trop cher (plus de 6.800 euros).

Alors, François Gernelle leur dit :
"Si j'ai bien compris dans votre application de contrôle de process, le prix d'un PDP 8 est trop élevé pour votre budget. Aussi, je vous propose de vous faire un calculateur pour la moitié de ce prix."

C'est un certain monsieur Perrier qui accepta l'offre, pour le 30 décembre 1972. François Gernelle, fut aidé par Alain Decombe, Jean-Claude Beckmann et Benchetrit. La machine devait être bon marché, autonome (batterie) et transportable.

Cinq mois plus tard le Micral est terminé. Au prix de 8450 F de l'époque (soit environ 1290 euros), basé sur un 8008 d'Intel, cadencé à 0.5 Mhz sans clavier ni écran (mais des interrupteurs et des voyants). Le système fut livré le 15 janvier 1973, avec 15 jours de retard. Mais c'était déjà une performance. Elle se nommait : Micral N.

micral

1973 : Ethernet

Ethernet est le premier standard des réseaux locaux, appliquant les principes de commutation par paquets pour les réseaux des entreprises (grâce à une architecture en "bus"). Inventé par Robert Metcalfe, qui fondera 3 COM (Computer Communication Compatibility), il sera notamment présent dans le développement des réseaux locaux.

1974 : Intel 8080

Exactement deux ans après le 8008 sort le micro-processeur 8080 d'Intel. Cadencé à 2 Mhz, il est gravé en 6 microns avec à son actif 4500 transistors. Il dispose d'une architecture 8 bits. Il est dix fois plus puissant que le précédent micro-processeur, le 8008.

1975 : Altair 8800

C'est le 1er janvier 1975 que sort l'Altair 8800 : le premier micro-ordinateur pour les Américains. Son nom vient de la fille d'un ami du créateur, il s'agit d'une étoile dans Star Trek. L'architecture de ce micro-ordinateur se composait d'un processeur Intel 8080, le troisième de la société après le 8008, cadencé à 2MHz. Il y avait aussi 256 octets de mémoire vive. Pour acquérir ce prototype, sans écran ni clavier (seulement des interrupteurs), il fallait débourser 600$ (395$ en kit). Son créateur est Ed ROBERTS de la société MITS (Micro Instrumentation and Telemetry Systems). La société MITS fut le premier client de Microsoft grâce au Basic développé pour l'occasion.

1975 : Le Basic pour micro-ordinateur

Le langage Basic, inventé en 1964, continu d'exister grâce à Paul Allen et William Gates qui programment pour un micro-ordinateur, l'Altair, un compilateur. De ce fait, ce sera le premier langage destiné à la micro-informatique. Cela aura un impact conséquent pour le futur de la micro-informatique.

1975 : Emacs

Emacs est un éditeur de texte puissant à affichage temps réel, personnalisable et extensible. Il a été developpé majoritairement par Richard Stallman. Le coeur est écrit avec le langage C, mais pour ajouter des fonctionnalités au programme, le langage Lisp est alors utilisé. En effet, il intègre un interpreteur Lisp nommé Emacs Lisp ( elisp pour faire court ).

A l'origine, c'est à dire en 1975, Emacs signifiait " Editing MACroS running on TECO ". Il s'agissait d'un jeu de macro permettant d'optimiser une version de TECO (Text Editor and COrrector, l'éditeur de texte de l'époque) sur PDP-10. Emacs modifiait tellement ce programme qu'il est devenu un éditeur de texte à part entière.

Mais sur Unix, il faut attendre 1981 avec Gosling Emacs (du nom de l'auteur : James Gosling). Il utilisait alors un interpreteur Mocklisp. Hélas il était propriétaire.

En 1984, Richard Stallman commence à développer GNU Emacs qui sera le premier logiciel distribué par le projet GNU. Il est vendu 150 $. Il sera par la suite gratuit. Emacs est passé directement de la version 1.12 à la version 13, car il devenait évident qu'il ne passerait jamais à la 2.0 . La version 13 est la première à être diffusée, sortie le 20 mars 1985. A l'heure actuelle la version Emacs 21 est sortie.

Aujourd'hui, il existe Gnu Emacs et un "fork" (un programme avec la même racine) Lucida Emacs, renommé XEmacs. Ce dernier, sortit en 1991, est basé sur Emacs 18. Il est réputé pour avoir une interface plus facile d'utilisation. A noter que XEmacs fonctionne aussi en mode texte, le "X" n'a rien à voir avec Xwindow ou MS Windows. Tous les deux sont libres et disponiblent sur plusieurs architectures et systèmes d'exploitation (Unix, MS Windows...).

Il est possible de quasiment tout faire avec Emacs, en plus d'éditer du texte : lire ses courriels, naviguer sur le web, lire les news, faire un tetris, se faire suivre par un psy (si si !)... Il peut aussi servir d'environnement de développement intégré (EDI). Ses capacités sont énormes. La contrepartie est qu'il est lourd. Des versions allégées ont donc vu le jour. Par exemple : MG (inclus par défaut dans OpenBSD) et MicroEmacs (utilisé par Linus Torvalds).

Pour certains Emacs est une religion. L' église d'Emacs avec son saint IGnucius (Richard Stallman). Un groupe de discussion y est même dédié, alt.religion.emacs. A voir au second degré biensur.

emacs
Emacs 20.4.1
emacs
Emacs 21.4.1
xemacs
XEmacs

1975 : Fondation de Microsoft

Le 4 avril 1975 Microsoft Corporation, entreprise dévellopant des logiciels pour ordinateurs, est créée à Albuquerque (Nouveau Mexique) par deux étudiants américains : Bill Gates et Paul Allen. Au départ, le nom était en deux mots : Micro soft. Il s'agissait d'un diminutif pour Microcomputer Software, programme pour micro-ordinateur en français.

1976 : Naissance d'Apple Computer

Le 1er avril 1976 grâce à Steve Wozniak et Steve Jobs, la société Apple Computer voit le jour. Les deux informaticiens ont commencé dans un garage !

1976 : Apple I

En avril 1976 sort le Apple I. Du haut de ses 1mhz et de ses 8 ko de RAM, il est vendu à 666,66$. Les deux Steve en vendirent presque 200 en 10 mois. L'écran est un simple écran de télévision et il dispose d'un vrai clavier. Alors que la majorité des ordinateurs avait une puce Intel 8080, l'Apple I contenait la puce MOStek 6502. Son boitier était en bois.

1976 : CP/M

Gary A. Kildall (1942-1994), consultant chez Intel, développe à partir de 1974 le premier système d'exploitation pour micro-ordinateurs 8 bits. Il le nomma CP/M signifiant Control Program for Monitor, modifié par la suite en Control Program for Microcomputer.

Il programma aussi le compilateur PL/M (Programming Language for Microprocessor) pour faciliter son travail. Le PL/M est un dérivé de PL/I , Programming language I, d'IBM sorti en 1964. Ce langage permet de simuler les processeurs Intel, et donc d'augmenter la vitesse de programmation de son système d'exploitation.

EN 1973, grâce à Alan Shugart, Gary Kildall aura en sa possession un disque souple 8 pouces. Avec un ami électronicien, John Torode, ils construirent un contrôleur. Il s'agissait alors du premier micro-ordinateur avec lecteur de disquette. Couplé aux quelques programmes dont il dispose, il produit le système d'exploitation CP/M.

Son système d'exploitation sera commercialisé le 15 novembre 1976 par la société qu'il créa en 1976 : Intergalactic Digital Research (renommée maintenant en Digital Research). Mais la première utilisation remonte à décembre 1974. Ce système d'exploitation aura beaucoup de succès avant l'arrivée de MS-DOS. En effet 600.000 exemplaire furent vendu, au prix de 90 $. Il était destiné pour les micro-ordinateurs disposant d'un processeur Intel 8080. Il était aussi mono-tâche (un seul programme à la fois). Il fonctionnait aussi sur les Amstrad CPC ou les Commodore 64. A cette époque les PC n'existaient pas !

CP/M-86

La version pour les PC 16 bits fut nommée CP/M-86 (86 vient du processeur 8086, le processeur 16 bits pour micro-ordinateurs de l'époque utilisé par CP/M). Il y avait aussi une version pour le Motorola 68000, nommée CP/M-68k. Pour éviter les confusions, le CP/M pour ordinateurs 8 bits fut renommé CP/M-80.

Bien que plus performant, le CP/M-86 était beaucoup plus cher que MS-DOS. En effet, pour se le procurer, il fallait débourser 240$ contre seulement 60$ pour le MS-DOS. Mais si IBM choisi MS-DOS, c'est surtout parce Gary Kildall préféra faire un tour en avion par un temps idéal au lieu de venir à la rencontre des commerciaux d'IBM. C'est sa femme, Dorothy McEwen, et l'avocat de la société qui s'occupèrent de les recevoir.

Pour le PC, Il fallait un système d'exploitation 16 bits, car il disposait d'un processeur 8088 (une version du 8086 moins chère et un peu plus lente). De plus, pour ses constructeurs il fallait que le CP/M-86 comporte quelques modifications, et diverses autres conditions qui furent refusées. Déçu par le contrat et le fait de ne pas avoir Gary Kildall à l'entretien, les représentants de Big Blue se tournèrent vers une autre solution.

Bill Gates ne laissa pas filer l'occasion, et accepta les conditions. Comme IBM, leader dans le domaine de l'informatique à l'époque le choisi pour ses systèmes d'exploitation, les concurents suivirent le pas. De plus, le CP/M-86 destiné aux processeurs 16 bits, tarda à sortir, son auteur étant occupé pour d'autres projets.

CP/M aurait pu être le remplacant de MS-DOS (et peut-être du Windows d'aujourd'hui) pour les ordinateurs PC et compatibles.

assign
La commande assign sous CPM/86.

DR-DOS

Le CPM/86 était considéré comme meilleur que MS-DOS par les spécialistes. Pour mieux appuyer ce fait, la société le renomma DOS PLUS, puis DR DOS, signifiant Digital Research Disk Operating System. Censée contrer la domination du MS-DOS, la société DRI sort ce système d'exploitation compatible avec MS-DOS. Il est donc plus puissant que ce dernier, et théoriquement mieux conçu.

Hélas Microsoft ne se laissa pas faire. DR-DOS appartient maintenant à Caldera Inc.

QDOS

Abréviation de Quick & Dirty Operating System (à ne pas confondre avec le sinclair QDOS), qui signifie système d'exploitation vite et mal fait car dévellopé en 4 mois par Tim Paterson. Il s'agit d'un système d'exploitation mono-tâche, mono-utilisateur sorti en 1980. Il fut renommé 86DOS après une mise à jour importante au bout de quelques mois d'utilisation (Il tire son nom du processeur 8086 d'intel, à 16 bits, et dos pour Disk Operation System).

Clone du CP/M (il était tout de même assez différent pour être commercialisé) qui était un système d'exploitation 8 bits et indisponible pour les processeurs Intel 8086, le QDOS (pour ordinateurs 16 bits) profita de ce retard.

Malgré tout il ne pouvait pas être à la hauteur de CP/M. La société qui commercialisa ce sytème d'exploitation, peu connue du grand public, est Seattle Computer Product. Tim Paterson est donc à la base du MS-DOS, si l'on excepte Gary Kildall (créateur du CP/M), et travaille avec Microsoft depuis 1981.

C'est pour cette raison que MS-DOS comporte, encore aujourd'hui, de nombreuses similitudes avec CP/M (A:, B:, quelques commandes...)

cpm
Ressemblance avec MS-DOS : le prompt, la commande dir...

1976 : Cray 1

Sortie du Cray 1 par Seymour Cray. Au prix de 8,8 millions de dollars, ce super-calculateur est notamment le premier à proposer le traitement vectoriel. Il possédait une puissance de 160 megaflops (160 millions d'opérations à virgule flottante par seconde), un record mondial pour l'époque.

En France, Michelin et Peugeot entre autre se sont équipés d'un tel ordinateur.

Le Cray 1

1977 : Apple II

Avec la même puce que l'Apple I (MOStek 6502) mais cette fois-ci en couleur, avec un boitier en plastique, vendu pour 1.298$, l'Apple II fut un succès commercial. Ses capacités sont au départ de 4ko (changé en 16ko pour les suivants), extensibles à 48ko et 16ko de ROM. Il dispose d'un boitier en plastique (une nouveauté) et pèse environ 5kg. Ce fut le premier micro-ordinateur convivial. Il créa une véritable révolution. Tout d'abord, il est livré monté, dispose de couleurs (une première pour un ordinateur personnel). L'écran pouvait être un moniteur ou un écran de télévision. Les mordus d'ordinateurs ne sont plus la seule clientèle visée : le milieu des affaires mais aussi la famille ont accès à l'univers de la micro-informatique en toute simplicité. Beaucoup de version de l'Apple II sortirent, si bien que sa production stoppa en 1993 !!

1978 : Intel 8086

Le 6 septembre 1978, intel sort son premier processeur 16 bits : le 8086. Il dispose de 29.000 transistors et 3 microns de gravure.

1978 : Le premier SPAM

C'est en mai 1978 que fut envoyé le premier SPAM, (pourriel en français). On le doit à un responsable marketing de Digital Equipement Corporation (qui a fabriqué notamment les fameux PDP), pour annoncer le System 20. Il envoya le message sur Arpanet, l'ancêtre d'internet, à pas moins de 400 personnes. Le mot "SPAM" n'était pas encore d'actualité.

Le terme SPAM vient de la marque américaine du même nom (signifiant Shoulder of Pork and hAM), qui vend de la viande en conserve bon marché. Ceci vient d'un sketch des Monty Python en 1970. Le terme français pourriel est la contraction de poubelle et de courriel, contenant le mot "pourri" par la même occasion.

Le message du premier SPAM

1979 : Intel 8088

Le 1 juillet 1979 Intel sort le microprocesseur 8088. Il est placé dans un boitié disposant de 40 broches. Il travaille sur 8 bits, bien que son bus interne soit sur 16 bits. Il peut adresser 1 Mo grâce à un bus d'adresse de 20 bits. Il utilise la technologie NMOS (Negative Metal Oxide Semi-conductor).

Il repose bien entendu sur l'architecture x86, avec une fréquence d'horloge de 4.77 Mhz. Son chipset était quasiment identique au processeurs 8086, mais techniquement moins évolué.

Le premier PC l'utilisera, car son prix était attrayant. L'entreprise Nec a réalisée un processeur compatible : le Nec V20. Il ont pour cela fait du Reverse engineering. Le processeur était cadencé entre 8 et 12 Mhz, et fonctionnait 30% plus vite que le 8088.

Histoire

1980 : CD audio

Philips et Sony sortent le CD audio pour contrer le vinyle.

1980 : QDOS

Abréviation de Quick & Dirty Operating System (à ne pas confondre avec le sinclair QDOS), qui signifie système d'exploitation vite et mal fait car dévellopé en 4 mois par Tim Paterson. Il s'agit d'un système d'exploitation mono-tâche, mono-utilisateur. Il fut renommé 86DOS après une mise à jour importante au bout de quelques mois d'utilisation (Il tire son nom du processeur 8086 d'intel, à 16 bits, et dos pour Disk Operation System). Clone du CP/M (il était tout de même assez différent pour être commercialisé) qui était un système d'exploitation 8 bits et indisponible pour les processeurs Intel 8086. Le QDOS (pour ordinateurs 16 bits) profita de ce retard. Malgré tout il ne pouvait pas être à la hauteur de CP/M. La société qui commercialisa ce sytème d'exploitation, peu connu du grand public, est Seattle Computer Product. Tim Paterson est donc à la base du MS-DOS, si l'on excepte Gary Kildall (créateur du CP/M), et il travaille avec Microsoft depuis 1981.

1981 : MS DOS

Alors que CP/M était le leader à l'époque des systèmes d'exploitation pour micro-ordinateurs, il ne parvenait pas a avoir le contrat avec IBM (numéro 1 à l'époque dans le domaine de l'informatique). IBM qui avait besoin d'un système d'exploitation pour son premier micro-ordinateur se tourna alors vers Microsoft (à l'époque connu comme le leader des langages, notamment avec le BASIC) et demanda alors de lui en fournir un.

Mais l'entreprise créé par Bill Gates et Paul Allen ne dispose pas de système d'exploitation dans leur catalogue. Cependant, ils savent où en trouver un. Tim PATERSON a en effet développé QDOS, abréviation de Quick and Dirty Operating System ( Système d'exploitation vite et mal fait ). Et pourtant, ce système deviendra l'un des plus utilisé dans le monde quelques années plus tard !

Microsoft achète donc QDOS pour 50.000 $. Après quelques remaniements, il le vend à IBM sous le nom de PC DOS. L'accord passé à IBM stipule que Microsoft garde le droit de vendre PC DOS à d'autres entreprises, sous le nom de MS DOS (Microsoft Disk Operating System), avec quelques légères modifications. Il s'agit d'une immense erreur de la part d'IBM, que de ne pas s'approprier ce logiciel.

Ce système d'exploitation était très léger (seulement 11ko pour la première version), mono-tâche (un seul programme s'execute à la fois) et mono-utilisateur (un seul utilisateur peut utiliser la machine). Et dès le début, il est dépendant du BIOS. Son code source comportait 4000 lignes en assembleurs. Même s'il ne disposait que de peu de fonctionnalités, il pouvait fonctionner sur des systèmes avec des faibles puissances ce qui était important à l'époque. MS-DOS fonctionne sur des ordinateurs 16 puis 32 bits.

Hélas, il n'était guère performant. Aucune sécurité en cas de dépassement de mémoire vive. Il n'avait qu'un seul repertoire. Certains utilisateurs prennaient l'habitudes de rebooter (redémarrer) leur PC pour changer de programme. En plus d'être mauvais pour la machine, cela remplissait l'espace disque.

Néanmoins son faible prix, et les futures évolutions aidèrent à en faire une référence.

1981 : Le premier PC

IBM lance le premier PC le 12 août 1981. Son nom est 5150 Personal Computer, ou PC/G. Il disposait d'un processeur Intel 8088 cadencé à 4,77 Mhz (un faux micro-processeur 16 bits choisi pour son prix attrayant mais des performances assez faibles) et de 16 ko de ram, extensible à 256. Au départ, IBM proposait 3 systèmes d'exploitation aux choix de l'utilisateur : le CPM/86, le système P de USCD ou le PC-DOS 1.0.

Il sera ensuite vendu obligatoirement avec PC-DOS 1.0 (Personnal Computer Disk Operating System 1.0) de Microsoft. A cet époque Bill Gates n'avait que 25 ans, et pourtant il avait en poche un contrat en or. L'ordinateur ne possèdait pas de disque dur mais au choix : aucun, un ou deux lecteur de disquette de 160 ko. Il disposait d'un affichage de 80x24 caractères, s'affichant avec une couleur verte. Son prix était de 1565$.

Et le concept fut un succès. La compagnie prévoyait d'en écouler 2000 exemplaires. En quatre ans, il s'en vendra un million, dont 130.000 la première année. Tout d'abord, le prix pour l'époque était bas. La marque IBM était un gage de confiance. Et surtout l'utilisation de matériel du commerce permettait aux concurrent de développer des clones, que l'on appelle Compatible PC. IBM n'avait pas prévu cela.

Et 24 ans plus tard, le 8 décembre 2004 à cause de la concurrence et du fait de la faible marge réalisée, IBM cède pour 1,75 milliard de dollars son activité PC. L'acheteur se nomme Lenovo, entreprise chinoise.

Processeur : Intel 8088 à 4,77 MHz
Mémoire : 16 ko de Ram
Stockage : lecteur de disquette 5,25" (160 ko)
Prix : 1565$
pc

1981 : Le premier portable

Osborne est le premier micro-ordinateur commercialisé. Il aura un grand succès, cependant le constructeur fera très vite faillite.

1982 : Compaq Computer Corporation

Compaq (COMPatibility And Quality) est créé en février 1982. Cette compagnie est connue pour avoir, la première, développé un sosie du BIOS d'IBM permettant de construire des ordinateurs compatibles et légaux. Compaq dépensa 1.000.000 $ pour ses travaux qui s'avèreront plus que rentables.

1982 : Le minitel

Lancement commercial du minitel en france par la DGT.

1982 : Invention du smiley

Le 19 septembre 1982 Scott Fahlman invente le smiley, qui fait entièrement parti d'internet aujourd'hui.

Lire le message de Scott E Fahlman

1982 : Sun

C'est en janvier 1982 que la société Sun Microsystems est créée par Andy Bechtolsheim, Vinod Khosla et Scott Mc Neally. Sun signifie Stanford University Network. Les 3 créateurs étaient tous étudiants à Stanford.

sun

1983 : Lisa

Le 19 janvier 1983 est une année qui devait faire date dans le monde des ordinateurs personnels. En effet il s'agissait là de la sortie de Lisa, le premier micro-ordinateur qui disposait d'une interface graphique. Le programme contenait déjà des fonctions encore beaucoup utilisées aujourd'hui telles que le copier-coller, mais encore les icônes, les fenêtres ou mieux : le multitâche. Lisa disposait d'une souris. Il était donc très avancé.

Ce qui causa sa perte fut peut être le lecteur de disquette lent, les plantages ou... son prix de 9995$. Le système d'exploitation se nommait Lisa OS. Il y avait aussi toute une panoplie de logiciels spécifiques : LisaWrite, LisaTerm, LisaDraw, LisaCalc...

Le nom provient de Local Integrated Software Architecture. Officieusement, il s'agit aussi de la fille de Steve Jobs.

Processeur : Motorola 68000 à 5 MHz
Mémoire : 1 Mo de Ram
Stockage : disque dur : 5 Mo (externe)
2 lecteurs de disquettes 5,25" (871 ko)
Prix : 9995$
lisa

1983 : Le MIDI

Musical Instrument Digital Interface (Interface numérique des instruments musicaux). Les fabricants de synthétiseurs pour permettre une meilleure compatibilité, mettent au point le standart MIDI.

1983 : Word

Le traitement de texte par Microsoft, sorti le 29 septembre 1983, fonctionne à l'origine sur MS-DOS 1.0. Il mettra du temps avant de détrôner les concurents de l'époque. Le magazine PC World fournissait gratuitement avec sa revue une version de démonstration. C'était la première fois qu'un magazine contenait une disquette.

1984 : CD

Philips et Sony, après avoir sorti le CD audio, sortent le CD pour les données. Il est identique à son prédecesseur : 120 mm de diamètre, 1.2 mm d'épaisseur avec au centre un trou de 15 mm de diamètre. Pour le lire, un laser de faible puissance de 0.78 micron est utilisé.

A l'inverse des disques durs, il n'y a qu'une seule piste qui forme une spirale qui effectue 22 188 révolution pour 5.6 km de longueur.

1984 : Dell Computer Corporation

La société Dell est fondée en 1984 par Michael Dell, alors agé de 19 ans ! Son idée est très simple : vendre des ordinateurs directement au consommateur, sans passer par des intermédiaires. Internet fourni ensuite un support très profitable pour le groupe. C'est ainsi qu'en juillet 1996 Dell présente son site, devenant la première entreprise à vendre des ordinateurs sur le web.

1984 : Digital Research Incorporated

Fondée par Gary Kildall et Dorothy McEweb (son épouse) pour vendre CP/M. Appelée aussi DRI ou DR, il y aura bientôt entre autre le DR-DOS de disponible et le GEM (une interface graphique). Une anecdote : DRI hésita à poursuivre Microsoft pour avoir, avec son système d'exploitation MS-DOS, copié CP/M. Pourtant, Apple voulu faire de même pour le GEM, qui ressemblait à l'interface graphique du Macintosh.

1984 : Le Projet GNU

GNU est un terme récursif signifiant " GNU's Not UNIX " ( Gnu n'est pas Unix ). On le prononce gnou, comme l'animal qui en est d'ailleurs l'emblème.

Richard Stallman travaillait au MIT ( Massachusetts institute of technology ) dans le laboratoire d'intelligence artificielle. L'achat d'une nouvelle imprimante, de marque Xerox aurait pû passé inapercu. Cependant le pilote, logiciel qui permet à l'ordinateur de contrôler le périphérique, n'était pas libre. C'est à dire qu'il était impossible de le modifier, pour l'améliorer par exemple. C'était contre les idées de RMS ( diminutif pour Richard Stallman ).

Il lanca alors le Projet GNU Projet GNU en 1984. Le but était de créer un système d'exploitation entièrement libre, avec tous les logiciels nécessaires. Cela signifie que l'on peut l'utiliser, le copier, l'étudier, le modifier et le redistribuer sans restriction. Par contre cela n'empêche en rien le fait qu'il peut être vendu. C'était le cas par exemple d'Emacs, le premier logiciel du projet. Il s'agissait d'un éditeur de texte, toujours disponible actuellement. Son prix était de 150 dollars, il est gratuit aujourd'hui ( et encore utilisé ).

Si l'idée est pour la moins louable, la technique n'a pas totalement suivie. En effet en 1990, le noyau du système d'exploitation GNU nommé Hurd ne fonctionne toujours pas. D'ailleurs, en 2006, il peine toujours par sa lenteur, ce qui fait que son utilisation est encore restreinte. Pourtant des logiciels sont déjà prêts, et certains sont des réussites tels GCC, un compilateur performant.

A la même année, un étudiant finlandais développe justement un système d'exploitation nommé Linux... Il s'agit de Linus Torvald. Il faut savoir que dès sa création, Linux utilisait le compilateur GCC et le shell BASH, tous deux issus du Projet GNU. Pour cette raison Richard Stallman préconise d'utiliser le terme GNU/Linux. De plus Linus voulait aussi distribuer son travail librement, ce qui fit que son système d'exploitation remplaca Hurd qui tarde toujours à venir.

La Free Software Foundation, en plus de proposer une architecture légale, fournit un soutien financier au Projet GNU.

Logo GNU
Logo du Projet GNU
Richard Stallman
Richard Stallman

1985 : Cray 2

Avec une puissance de 1.951 gigaflops théorique, le Cray 2 est le premier super-ordinateur à dépasser la barre du 1 gigaflop (1 Milliard d'opération à virgule flottante par seconde). Cependant, sa puissance réelle atteint 1.7 gigaflops. Le système d'exploitation est un Unix System V nommé UNICOS. Seymour Cray est le créateur de cet ordinateur, comme le cray 1.

Le super-calculateur dispose d'un processeur primaire et de 4 processeurs secondaires. Ce sont ces derniers qui effectuent les calculs. Le premier est alors entièrement dédié à gérer les processeurs secondaires, évitant ainsi, les entrées/sorties. La mémoire centrale atteint les 256 MWords (soit 2 milliards d'octets).

Le refroidissement du système est un des soucis principal de Seymour Cray, qui se qualifiait de "plombier le mieux payé du monde". Les tubes ci-dessous servaient à refroidir, avec de l'eau, le liquide qui s'écoulait dans les circuits du Cray 2.

Cray 2
Cray 2

1985 : Minix

Andrew S. Tanenbaum, professeur dans une université, a créé pour ses élèves un système d'exploitation pédagogique appelé Minix, un micro-noyau inspiré de Unix. Il est entièrement libre car tout le système a été écrit par le professeur. Le langage utilisé est majoritairement le C. Ce système est notamment connu pour avoir servi d'inspiration à Linux.

Un micro-noyau doit être le plus petit possible. Il fait communiquer les divers programmes du système. Cela a pour conséquence une plus grande modularité, et portabilité. Cependant, la vitesse en est réduite, à cause des nombreuses communications nécessaires. Windows, ou plus récemment Hurd, sont tout deux composés de micro-noyaux.

Son système fut l'un des premiers à amener Unix sur les micro-ordinateurs. En effet, il était destiné pour les IBM PC et les nombreux ordinateurs compatibles. Cependant, comme il était destiné à l'apprentissage il était réduit. De plus, personne n'avait le droit d'améliorer Minix et de sortir une version plus complète. Il fallait pour cela créer des patchs, ce qui compliquait l'installation.

Cependant, Andrew Tanenbaum qui préférait l'utilisation des micro-noyaux répondit vivement à Linus qui avait un système monolithique. S'en suivit une discussion endiablée sur le newsgroup comp.os.minix. Il faut dire que Linus utilisait ce newsgroup pour annoncer les premières versions de Linux, et il réduisait donc le nombre d'utilisateur de Minix. Malgré tout, c'est grâce à Andrew que Linus à découvert Unix, en lisant son ouvrage intitulé : Operating Systems : Design and Implementation, qui fut une révélation (malgré plus de 700 pages !!). Le livre contenait d'ailleurs de nombreuses lignes de code de Minix.

Encore aujourd'hui, Minix est téléchargeable. Actuellement, il en est à sa version 3. Il n'est plus autant utilisé qu'à l'époque, Linux entre autre ayant gagné la partie. Il ne faut pas pour autant annoncé que les noyaux monolithiques sont les meilleurs. Aujourd'hui d'ailleurs, Linux dispose d'un noyau monolithique modulaire.

1985 : Windows 1.0

La première interface graphique pour DOS (pas forcement MS-DOS) est sorti le 20 novembre 1985. Le nom de départ était Interface Manager. Finalement, Microsoft apella le progamme : Windows. Son prix à l'époque était de 99$. Apple menaça Microsoft d'un proçès pour avoir copié les idées mais ce dernier trouvera un compromis.

Il pouvait être utilisé avec deux lecteurs de disquettes, mais il était conseillé d'avoir un disque dur. Il nécessitait aussi un minimum de 256 Ko de mémoire vive (RAM). Comme il ne s'agissait pas d'un système d'exploitation mais d'une extension, il était nécessaire d'avoir MS-DOS 2.0. Déjà à cet époque, il contenait des logiciels du nom de Paint, le Bloc-note ou même le panneau de configuration.

Il n'aura pas de succès à cause de ses bugs et de sa lenteur. Il aura du mal à prendre son envol aussi à cause d'un manque de programme disponible. Son design et ses couleurs n'étaient pas non plus une citation à l'achat.

Windows 1
Windows 1

1987 : 0S2 version 1.0

A la base le système d'exploitation OS2 était développé par IBM et Microsoft. C'est ainsi que sorti le 8 décembre 1987 la première version d'OS2. Cependant Microsoft se retira ensuite pour sortir son propre logiciel : Windows NT, reprennant les innovations qu'il avait soutirées. "Big Blue" (surnom pour IBM) n'arrêta pas pour si peu le développement. Pouvant gérer 2 Go de données et 16 Mo de mémoire vive, ce système était bien au dessus de MS-DOS.

Au départ ce système d'exploitation avait, tout comme DOS, une interface texte. C'est en novembre 1988, avec la sortie de la version 1.1, qu'il intègra une interface graphique du nom de Presentation Manager. La version OS/2 2.0 sortie en 1992, annoncée comme "a better Windows than Windows" (un meilleur Windows que Windows). La dernière version, OS/2 warp 4 date de 1996.

Il n'y a jamais eu de OS1. Le chiffre 2 vient du nom de la nouvelle génération de micro-ordinateur que lancait à l'époque IBM : "Personnal System/2" (PS2). Mais ce système n'arriva jamais à concurencer son concurrent : Windows. Vendu trop cher, réputé comme difficile d'utilisation, le 23 décembre 2005 marque la fin de la commercialisation du logiciel.

1987 : Windows 2.0

Le 9 décembre 1987, Microsoft lance Windows 2.0, la deuxième version de son interface graphique. Quelques améliorations telles que les icônes; les ventes sont plus nombreuses mais pas encore exceptionnelles. Apple tente un procès contre microsoft pour avoir copié en grande partie l'interface graphique du Macintosh. Mais Microsoft gagne le procès. En effet Apple avait auparavant copié les idées du PARC.

Le protocole IRC

IRC est l'acronyme de Internet Relay Chat (discussion relayée par Internet). Il s'agit d'un protocole, écrit par le finlandais Jarkko Oikarinen en août 1988. Le nom vient d'un autre programme similaire, Bitnet Relay Chat. Il a aussi été inspiré par " Talk ", un vieux programme Unix qui est l'ancêtre des messageries instantanées.

Ce protocole est utilisé pour discuter en groupe sur internet. Il s'agit donc d'un système de conférence à interface orientée texte. Avec un client tel que Xchat ou irssi, il est possible de se connecter à des serveurs irc, et ainsi de discuter avec tout ceux qui sont présents.

jarkko_oikarinen
Jarkko Oikarinen

1989 : DR-DOS

DR-DOS signifie Digital Research Disk Operating System. Censé contrer la domination du MS-DOS, la société DRI sort ce système d'exploitation compatible avec MS-DOS. Il est plus puissant que ce dernier, et théoriquement mieux conçu. Cette société s'était illustrée avec le CP/M bien avant MS-DOS, et essaye de retrouver ses lettres de noblesses grâce au DR-DOS. Hélas Microsoft ne se laissa pas faire. DR-DOS appartient maintenant à Caldera Inc.

1989 : Création du WWW

Le WWW (World Wide Web) a été créé par Tim Berners-Lee, pour le CERN (Centre européen de recherche nucléaire). Pour ce faire, il créa aussi le HTML (HyperText Markup Language), le HTTP (HyperText Transfert Protocol) et les URL (Uniform Resource Locator). Le HTML, tout comme les premiers traitements de texte,( et qui n'est pas un langage de programmation) utilise des balises.

On peut alors créer des pages reliées entre elles grâce aux liens hypertexte et les structurer, tirant ainsi parti d'internet, les données peuvent être échangées facilement, ces pages sont ensuite interprétées par un navigateur. Le HTML ne se rencontre pas uniquement sur internet. En effet, il peut être utilisé à la place des documents texte pour bénéficier des hyperliens par exemple. Le lancement du WWW et du HTML 1.0 date de 1991.

1990 : Windows 3.0

Le 22 mai 1990 Windows 3.0 fait son apparition (de Microsoft). Les achats sont nombreux. Il correspond enfin à ce qu'attendait les utilisateurs d'une interface graphique. Notamment le design est un peu plus convainquant. Son prix était de 39$. Dans les améliorations citons par exemple l'affichage 16 couleurs.

Pour fonctionner, il fallait avoir 2 Mo de RAM et 10 Mo d'espace libre sur le disque dur.

Windows 3.1

1991 : Linux

Linus Torvalds, à l'époque étudiant finlandais dans l'université Helsinki commence son système d'exploitation en avril 1991, à 21 ans, qu'il nommera ensuite Linux (Linus's Unix). Le nom de départ était Freax (pour Freaks). Il a été développé sur son 386, grâce à Minix. Il commenca par créer un émulateur de terminal, et petit à petit l'améliora pour qu'il devienne un système d'exploitation à part entière.

Il c'est inspiré de Minix (un système aussi inspiré d'Unix mais rudimentaire) et distribua librement toutes les sources(ce qui est encore le cas à l'heure actuel) en demandant de l'aide aux programmeurs interressés pour créer un système d'exploitation pour micro-ordinateur inspiré d'Unix (Linux est en grande partie une copie d'Unix). Cela fut possible, car dès le départ Linus pris la norme Posix comme référence.

Au sens propre du terme, Linux est seulement le noyau (ou kernel), c'est à dire le système d'exploitation pure. Très liés avec le projet GNU, beaucoup des programmes Linux en sont issus. Pour cette raison, vous pouvez employé GNU/Linux qui est un terme plus approprié, désignant le noyau Linux et l'ensemble de ses logiciels. La mascotte de Linux est un pingouin (ou manchot) nommé Tux pour Torvalds Unix.

Date

25 Août 1991 :
La version 0.01 de Linux est en cours de programmation. Il laissa le message suivant sur le newsgroup comp.os.minix : ouvrir
17 Septembre 1991 :
La version 0.01 de Linux est terminée, sa diffusion sera confidentielle.
5 octobre 1991 :
La version 0.02 est terminée. Linus Torvald l'annonça par le message bien connu : ouvrir
Novembre 1991 :
La version 0.10 est terminée.
Mars 1993 :
La version 0.95 est terminée.
Mars 1994 :
La version 1.0 est terminée.

Vous pouvez trouver aujourd'hui de nombreuses distributions, tel que Débian, Mandrake, Red Hat, Suse et bien d'autre, gratuites ou non. Il y en a plus de 400, plus ou moins différentes, même si les programmes restent similaires. Ce système est de plus en plus utilisé. Son utilisation domestique est de plus en plus sollicité, souvent en remplacement de Windows. Mais ce système à beaucoup d'autres utilisations, notamment en serveur (grâce à sa sécurité et sa fiabilité). Les avantages de Linux sont qu'il est entièrement ouvert : vous pouvez reconfigurer tout ce que vous désirez, ou créer des extensions. L'ordinateur le plus puissant au monde utilise Linux.

Il existait des Unix propriétaires avant Linux, cependant ils se battaient entre eux, et aucun n'arrivait à percer. Linux, qui était en plus gratuit, à su s'imposer. Enormément de personne ont aidé à la création de ce logiciel.

Pourtant, Linus Benedict Torvalds reste simple et assez discret. Il est en quelque sorte mystérieux, et une idole pour beaucoup.

La mascotte de Linux : Tux

1992 : Windows 3.1

Suite de Windows 3.0, cette mise à jour sera très populaire. Sa sortie date du 6 avril 1992.

1993 : Le Projet Debian

le 16 août 1993 Ian Murdock lance officiellement le Projet Debian avec un post sur le newsgroup comp.os.linux.development (cliquez ici pour le lire). Deb-Ian est la contraction des prénoms de Ian Murdock, et de sa femme, Debra. On prononce "débiane". On dit aussi GNU/Debian, car beaucoup de programmes viennent du Projet GNU. Il s'agit donc d'un système d'exploitation libre. Elle utilise depuis le début le noyau Linux. D'autre portages comme Hurd GNU/Debian sont aussi en développement.

Il s'agit d'une distribution ouverte aux développeurs. Très facile d'utilisation grâce à son outil APT (Advanced Packaging Tool) permettant d'installer ou de mettre à jour très facilement des applications ou le système entier.

Quelques chiffres : Disponible pour onze architectures : m68k, SPARC, Alpha, PowerPC, x86, IA-64, PA-RISC, MIPS (big et little-endian), ARM et S/390. Comporte plus de 15000 paquets. La version 2.2 aurait coûté environ 1.9 milliard de dollars si elle avait suivi un développement propriétaire.

Debian a servi de base à plusieurs distributions telles que :

Version de Debian

Chaque version de la distribution (à partir de la 1.1) porte le nom d'un des personnages du film d'animation Toy Story.

Anectode 1 : Officiellement, Debian ne sortie jamais de version 1.0. Infomagic (société indépendante) sortie des cdroms de la version de développement 0.93R7 en décembre 1995. Cependant elle les vendaient sous le nom "Debian 1.0". Elle ne refletait pas les possibilités de la distribution. L'equipe du projet debian décida de nommer la première version stable 1.1 pour éviter toute confusion (nom de code : buzz).

Anectode 2 : Ce document a été écrit sous debian 3.1.

1993 : Mosaic

Le premier navigateur graphique voit le jour en 1993 grâce au NCSA (National Center for Supercomputing Applications). Il s'appelle Mosaic. Il servira de base pour Internet Explorer version 1.

1993 : Sortie du Pentium

Après le processeur 486, Intel sorti le Pentium (Penta signifie 5) le 22 mars 1993. Composé de 3.1 millions de transistors avec une gravure de 0.8 microns, cadencé à 60 ou 66 mhz et pouvant exécuter 90 millions d'instructions à la seconde. Son bus fonctionne à 64 bits, mais il communique avec le reste de l'ordinateur en 32 bits.

1993 : Windows NT

Microsoft en voulant être indépendant a arrêté la collaboration au nouveau système d'exploitation OS/2 de IBM. Cependant, ils continuèrent leurs recherches pour sortir Windows NT.

Ses applications sont notamment les travaux en réseaux, les serveurs, les bases de données. NT signifie New Technology. La première version, commercialisée le 24 mai 1993 se nommait Windows NT 3.1, car Microsoft avait sortis un an avant Windows 3.1 pour les particuliers.

L'interface graphique est d'ailleurs proche de Windows 3. Il est par contre différent de ce dernier en ce qui concerne la conception. Sa grande nouveauté est la fracture avec MS-DOS. En effet, Windows NT n'est plus basé sur DOS comme le sera encore Windows 95, 98 et Me pour des questions de compatibilités. Le système aura donc une épine en moins.

Windows NT est le premier système d'exploitation Microsoft à utiliser les processeurs 32 bits. Il est aussi multitâches de type préemptif.

Disponible en deux versions, Workstation et Advanced Server, il sera remplacé par Windows NT 3.5 le 21 septembre 1994.

1994 : Linux 1.0

Linux 1.0 sort le 12 mars 1994, après 3 ans de dévellopement. La version 1.0 signifie qu'un logiciel est pour la première fois stable et sans bogue connu. C'est important notamment pour les commerciaux qui peuvent plus facilement vendre le produit. Les développeurs peuvent ensuite recommencer à faire évoluer le logiciel en vue de la prochaine version.

Déjà, Linux est capable d'afficher une interface graphique ou bien d'accéder à internet grâce à TCP/IP. Aujourd'hui, la structure des nouveaux noyaux ressemble de près à cette première version, en plus étoffée.

Pour l'anecdote, Linus avait décidé de passer de la version 0.12 à la version 0.95 le 7 mars 1992, pensant que son système était déjà bien avancé. Mais le réseau est une affaire plus sérieuse qu'il ne le croyait, et notamment sa mise en place ralentie le développement : il fallut 2 ans pour arriver à la version 1.0 . Entre les deux, il fallut trouver des astuces pour pouvoir numéroter les nombreuses mises à jours. Tant et si bien que la dernière version fut la 0.99 patch level 15Z : il était temps que cela se termine !

1994 : Netscape

Le 4 avril 1994 c'est Mosaic Communications Corporation (renommée plus tard en Netscape Navigator à cause de la ressemblance avec Mosaic du NCSA qui n'a rien à voir) qui est fondée.

Même si la société a été dissoute, le navigateur continu d'exister sous le nom de Mozilla car les sources furent publiées en 1998 (ce qui avait étonné beaucoup de monde).

netscape
netscape

1994 : PHP

L'histoire du php commence en 1994. Il s'agit d'un langage de script conçu pour le développement web, interprété directement au niveau des serveurs webs. Il est gratuit et open source. Il peut aussi être associé à GTK pour faire des applications graphiques (sans navigateur).

PHP/FI (Personal Home Page / Forms Interpreter) a été créé par le danois Rasmus Lerdorf pour son usage personnel. Il voulait avoir connaissance des visiteurs visionnants son CV. A l'origine écrit pour une bibliothèque Perl qu'il avait surnommée 'Personnal Home Page Tools', il utilise ensuite le langage C pour en faire une véritable implémentation. Rasmus Lerdorf trouve judicieux de publier le code pour en faire profiter tout le monde. Beaucoup de webmasters trouve son travail de qualité.

En 1995 la version 1 sort. Déjà à l'époque il permet de communiquer avec une base de donnée et de gérer des formulaires ! Il s'agit du prédécesseur du PHP d'aujourd'hui.

La version 2 sort en 1996. Certains sont intérressés par ce langage facile et puissant (sites commerciaux...).

1997, PHP/FI 2 est utilisé par environ 50 000 sites. Jusque là il s'agit encore du projet mené par Rasmus Lerdorf, même si beaucoup de contributeur l'aide. Mais cette même année, deux étudiants, Andi Gutmans et Zeev Suraski améliorent le programme. En effet, les utilisateurs augmentent et certains défauts se font lourdement sentir. Ils en profitent pour optimiser PHP/FI en le reprenant en profondeur.

C'est donc en juin 1998 que sort PHP 3. Du fait des changements importants, il est rebaptisé 'PHP : HYPERTEXT PREPROCESSOR' ( terme récursif, en français : Le préprocesseur Hypertexte, c'est PHP ). Il est utilisé jusqu'à 10% des serveurs webs !

Juste après la sortie de PHP 3, les deux étudiants (Andi et Zeev) réécrivent l'interpréteur PHP. Il nommèrent le nouveau moteur : Zend Engine. En 1999 sort PHP 4 qui profite alors de plus de sécurité, de l'ajout des sessions, de performances améliorées, du support de nombreux serveurs web. Et surtout d'une modularité permettant l'ajout d'extension.

Aujourd'hui on trouve la version 5, sortie en juillet 2004 avec le moteur Zend Engine 2. Entre autre : l'amélioration de la couche objet, une notion de typage, sqlite et une simplification de la lecture des documents xml. Utilisé par plus de 20 millions de domaines, environ 1 serveur sur 3 l'utilise.

Exemple de php : echo "Hello World !";
?>

Vous pouvez trouver toutes les versions de php ici : http://museum.php.net. Le logo de PHP est un éléphant :

elephpant
php

1994 : Red Hat

Red Hat est une distribution Linux américaine. Elle a été créée par Mar Ewing. Elle est devenue en quelques années la distribution commerciale la plus utilisée.

La première version de ce système d'exploitation RedHat Linux 1.0 est sortie le 3 novembre 1994. Elle avait pour nom de code Mother's Day.

On connait redhat notamment pour ses rpm (Red Hat Package Manager) créés en 1995 avec la Red Hat Linux 2.0. Cela permet d'installer des programmes facilement.

La même année avec Robert Young, la société Red Hat fut créée. Aujourd'hui elle est entièrement commerciale, dédiée aux entreprises. Néanmoins pour ne pas oublier le grand public, une autre distribution sponsorisée par Red Hat, Fedora, permet au grand public de pouvoir acquerir Linux gratuitement.

redhat

1995 : Internet Explorer

Août 1995 marque la naissance du navigateur Internet Explorer pour Windows. Il s'agit donc de la version 1. Il était basé sur Mosaic, le premier navigateur graphique, microsoft ayant acheté les sources. On peut d'ailleurs toujours lire, dans la section " À propos de Internet Explorer " : Basé sur NCSA Mosaic. NCSA Mosaic(TM) a été développé par le National Center for Supercomputing Applications à l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign. Il fut lancé en même temps que Windows 95. Il était vendu séparement du système d'exploitation, dans un pack Plus! (comprenant aussi des thèmes et des jeux). Cependant devant un concurrent déjà bien avancé, Netscape Navigator, IE ( diminutif pour Internet Explorer ) faisait pâle figure. C'est à partir de la version 2, sortie en octobre 1995, que le navigateur fut disponible pour Mac.

Internet Explorer 3 était installé par défaut dans Windows 95 OSR2 à partir d'août 1996. C'est aussi à partir de cette version que le logo bleu (voir ci-dessous) apparu. Dès lors, il sera integré à tout les Windows qui s'en suivirent (et impossible à désinstaller).

internet explorer

1995 : Windows 95

Le 24 août 1995 la société Microsoft lance son système d'exploitation Windows 95. Son nom de code était Chicago. Il s'agit d'une grande innovation pour Microsoft. Windows 95 est la déclinaison grand public des systèmes d'exploitations Microsoft. Il est moins chère et moins lourd que Windows NT qui est destiné aux entreprises, mais aussi moins fiable.

100 millions de dollars furent dépensés pour la campagne de promotion. Même les Rolling Stones étaient de la partie. Et ça marche ! En seulement quatres jours, il se vend plus d'un million d'exemplaires. Deux ans plus tard, il sera le système d'exploitation le plus vendu au monde.

Fini le multi-tâches coopératif et place au multi-tâches préemptif. Le multhitreading est aussi incorporé. La mémoire virtuelle était elle aussi présente. Son interface graphique a subit de profondes modifications. C'est avec Windows 95 que la fameuse barre des tâches avec son bouton "Démarrer" fait son apparition. Le réseau aussi, avec le protocole TCP/IP integré par exemple. Aussi, la technologie Plug and Play fait son apparition.

MS-DOS commence donc un peu à s'éffacer, il reste présent au démarrage pour assurer la compatibilité avec les programmes DOS. Il est d'ailleurs possible de démarrer sans interface l'interface graphique, avec MS-DOS 6.22 (remplacé ensuite par MS-DOS 7).

Les tailles des noms de fichiers n'ont plus la limitation 8+3. Ils peuvent maintenant disposer de 255 caractères. Enfin, le système était disponible pour les processeurs 32 bits de type x86.

Windows 95 fut disponible en plusieurs versions, dont OSR 1 et OSR 2 (Operating System Release). Il s'agit à chaque fois de corriger les bugs et de mettre à jour le système.

Cependant, il y a quelques ombres au tableau. Tout d'abord, la compatibilité avec les programmes MS-DOS était un frein à l'évolution de Windows 95. Ensuite, le noyau avait beau être préemptif, il n'était pas réentrant. Ensuite une partie du partage de l'espace mémoire du noyau n'avait pas de protection. Le système n'avait d'ailleurs aucune sécurité en cas de dépassement de mémoire par un programme. Tout ceci contribuait à de nombreux bugs et plantages.

Pour faire fonctionner Windows 95, il fallait disposer d'un ordinateur doté d'un processeur i386 à 25mh minimum, et de 8 Mo de RAM.

Microsoft cessa les mises à jours pour Windows 95 le 31 décembre 2002.

Windows 95
Windows 95
Windows 95
Windows 95

Lancement du projet KDE

C'est le 14 octobre 1996 que Kde, signifiant Kool Desktop Environment, est créé. Konqi en est la fière mascotte, petit dragon vert de son état.

Quand le projet a commencé, il n'y avait pas, entre autre, d'uniformisation pour les applications graphiques. Il en résultait une difficulté d'utilisation, et une surconsommation inutile de ressource. En effet, chacune pouvait utiliser une librairie différente.

L'auteur, un allemand du nom de Matthias Ettrich, voulait donc développer un logiciel qui soit facile à utiliser, et se servant d'une base unique pour une meilleure compatibilité entre les différents programmes.

L'auteur de KDE s'est appuyé sur la bibliothèque graphique Qt (développée en C++) pour l'ensemble de son interface graphique. Elle permet d'offrir des composants graphiques, proposant de nombreuses fonctions. Elle était l'une des plus puissantes bibliothèques à l'époque.

Hélas il y avait une ombre au tableau. Bien que le code de KDE ait toujours été en license GPL (libre), Qt ne l'était pas. La société qui éditait cette librairie, Trolltech, était proposée sous une licence propriétaire. Ce qui ne laissa pas la communauté du libre indifférent.

Kde devenait de plus en plus connu, notamment sur linux. Et l'utilisation de code propriétaire sur les plates-formes libres n'était pas vu d'un bon oeil. Cela allait à l'encontre des principes du logiciel libre. Pour endiguer cet état de fait, un autre projet à vu le jour en 1997 : GNOME, un autre environment de bureau, mais entièrement open-source. Ils sont aujourd'hui les deux environment de bureaux les plus importants sur Unix. Et depuis, sous la pression, Qt est passé sous license GPL en 1999.

Alors que Gnome se rapproche quelque peu de Mac OS, Kde offre par défaut une interface quelque peu similaire à Windows. Mais ces deux interfaces sont modifiables, pour s'adapter à vos besoins. Outre le design, la philosophie des deux projets est différente. Alors que Gnome essaye d'épurer les applications pour être simple d'utilisation, Kde ajoute sans complexe des fonctionnalités.

Kde est utilisé majoritairement sur les systèmes d'exploitation GNU/Linux et BSD. Depuis peu, il est aussi disponible sur Windows grâce à un logiciel du nom de Cygwin/X.

Au début les applications sous Kde étaient assez médiocres, les utilisateurs disposait alors de programmes alternatifs pour palier les lacunes. Mais aujourd'hui la suite contient de nombreux programmes performants, parfois même leaders dans les logiciels libres. Par exemple, le navigateur web Konqueror, dont le moteur est utilisé sous apple par Safari. A noté que Konqueror est utilisé aussi comme le navigateur de fichier par défaut sous Kde.

Quelques programmes présents

K3b : logiciel de gravure
Kmail : logiciel de courier électronique
KDevelop : environnement de développement intégré (IDE)
Quanta plus : logiciel de développement Web
Akregator : lecteur de flux RSS
Kopete : client de messagerie instantanée (MSN/ICQ/AIM/Jabber/IRC...)
Koffice : suite bureautique

Date

1996 : Lancement du projet
1998 : Kde 1.0

23 octobre 2000 : Kde 2.0, arrivée de Konqueror
26 février 2001 : Kde 2.1
15 août 2001 : Kde 2.2

3 avril 2002 : Kde 3.0
28 janvier 2003 : version 3.1.0
3 février 2004 : version 3.2.0
19 août 2004 : version 3.3.0
16 mars 2005 : version 3.4.0
29 novembre 2005 : version 3.5.0
11 octobre 2006 : version 3.5.5

Le premier mail de Matthias Ettrich annoncant le projet est encore disponible via cette adresse : http://www.kde.org/announcements/announcement.php

Kde
Le logo et la mascotte de Kde
Kde 1
Kde 3.5

1996 : Windows NT

Windows NT 4, remplacant de Windows NT 3.51, est destinée aux entreprises. Il est plus chère et plus lourd que son homologue Windows 95, par contre il gagne en fiabilité.L'interface graphique est proche de Windows 95.

Sortie le 29 juillet 1996, disponible en plusieurs version (Workstation, Server, Server Enterprise Edition, Terminal Server, Embedded) Windows NT 4 fut un succès.

Windows NT

1997 : GNOME

Miguel de Icaza, surnommé MDI, et Federico Mena ont trois points communs : ils sont programmeurs, mexicains, et auteurs d'un environment graphique. C'est précisément en août 1997 qu'ils lancèrent GNOME, acronyme de GNU Network Object Model Environment.

Il s'agissait d'une interface graphique, completée par une panoplie de logiciels incluant une plate-forme de développement. Comme son nom l'indique, l'environment fait parti du projet GNU. Tout le code est donc libre. GNOME est beaucoup utilisé en particulier sur GNU/Linux, mais aussi dans les systèmes Unix comme Solaris ou quelques BSD.

Avant, il existait déjà un tel programme. Il se nommait Kde, pour K Desktop Environment. A ceci prêt que la bibliothèque qu'il utilisait était Qt, et qu'à l'époque elle n'était pas libre !

Gnome dispose de la bibliothèque GTK+. Elle est libre depuis ses débuts, initiallement développée pour The Gimp (logiciel de traitement d'image).

La version 1 est sortie en mars 1999; Puis en juin 2002, la version 2, avec notamment GTK 2.

Quelques programmes présents dans GNOME :
Nautilus : Gestionnaire de fichier
Gedit : Editeur de Texte
Totem : Lecteur vidéo
Rhythmbox : Gestionnaire de musique
Metacity : Gestionnaire de fenêtre

The GNOME Total Desktop project (traduit en français)

1998 : Création de Google

Avec un capital de 1 millions de dollars, la société Google est créée en septembre 1998 par Larry Page et Sergey Brin. Google est un clin d'oeil au terme mathématique googol, qui est l'équivalent au nombre 10 à la puissance 100.

Déjà en 1996, Larry et Sergey, tous deux étudiants à l'université de Stanford, travaillent sur un projet nommé Backrub, visant à analyser les liens pointant vers un site web. Et c'est avec le conseil donné par David Filo, co-fondateur de Yahoo, que Google sera créé. En effet les étudiants pensaient integrer un moteur de recherche déjà existant.

En 1998, 10 000 requêtes sont effectuées chaques jours. Le 21 septembre 1999, la phase de test est terminée, avec plus de 500 000 requêtes. En 2001, ce n'est pas moins de 1 million de requêtes quotidiennes et 3 milliard de pages référencées. La même année Eric Schmidt prend le poste de PDG, pour que la société puisse bénéficier de son expérience.

google

1998 : Mandriva

Le 23 juillet 1998, la distribution Linux Mandriva, anciennement Mandrake, est créée par Gaël Duval. La première version se nommait Mandrake 5.1 Venice.

Si cette distribution ne commence pas par 1.0, c'est tout simplement car elle est basée sur une Red Hat 5.1. Elle reprend donc toutes les qualités de ce dernier, notamment le format rpm. Elle se différencie par sa facilité d'utilisation, avec notamment plusieurs outils graphiques qui simplifient les tâches complexes.

Mandriva peut être téléchargée gratuitement sur internet, ou achetée par internet ou en magasin.

En 2005, elle est rachetée par connectiva, qui change le nom de la distribution en Mandriva. En effet, "Mandrake" était un clin d'oeil à "Mandrake le magicien". Cependant, cela n'a pas conquit l'éditeur de cette vieille bande dessinée, qui a porté plainte. La version Mandrake 10.2 se nomme aussi Mandriva Linux Limited Edition 2005, et permet de faire une transition entre le modèle de dévellopement qui suivra.

mandriva

1998 : Windows 98

La dernière version des Windows basée sur le noyau MS-DOS sort le 25 juin 1998, par Microsoft. Elle se nomme Windows 98 (nom de code Memphis). Il s'agit d'un système orienté grand public, monoutilisateur et monoposte.

Proposée avec Internet Explorer 4 et Outlook Express. Le système de fichiers est celui proposé avec Windows 95 OSR 2 : le FAT 32. Il permet entre autre de gérer des fichiers plus gros que son prédecesseur le FAT 16. Autre innovation, le port USB est enfin reconnu. Tout comme le Firewire (IEEE 1394), et les lecteurs DVD. Deux écrans peuvent même être utilisé sur le même postes via deux cartes graphiques (Apple le faisait déjà depuis longtemps).

Pour pouvoir l'installer il fallait au minimum d'un ordinateur équipé d'un processeurs 486 DX cadencé à 66 MHz, accompagné de 24 Mo de mémoire vive et environ 250 mo d'espace libre sur le disque dur.

Un an plus tard, le 10 juin 1999, sort Windows 98 SE (Second Edition), avec notamment les drivers pour DVD et la correction de certains bugs de la version précédente. Cette version connu un important succès. Elle était livré avec notamment :

Le 16 janvier 2004, Microsoft avait prévu d'arrêter les mises à jours de Windows 98. Mais face à une utilisation importante, les mises à jours ne furent arrêter que le 11 juillet 2006.

1998 : Le premier processeur Intel Xeon

Le premier processeur Intel Xeon est apparu le 20 avril 1998. Il avait pour nom : Pentium II Xeon, et prenait la suite du Pentium pro.

Doté d'une mémoire cache plus grande que les processeurs grand public, et d'un jeux d'instructions spécialisées, il était destiné aux serveurs ou aux stations de travail nécessitant une importante puissance de calcul.

Aujourd'hui on trouve des Processeurs Intel Xeon Dual-Core.

2000 : Sortie du Pentium 4 d'Intel

Le processeur Intel Pentium 4 sort le 20 novembre 2000. Au début disponible à 1.5 Ghz, il dépassa très vite la barre des 2 puis 3 Ghz. Gravé en 0.18 micron puis 0.13.

pentium 4

2000 : Windows 2000

Windows 2000 sort le 17 février 2000, prenant la suite de Windows NT 4, destiné aux professionnels. Même si cette version est destinée aux professionnels, elle est le croisement entre les windows 9.x et NT. Son coût de développement est de 1 milliard de dollars explique les 35 millions de lignes de code. Son prix était de 320$.

Ce système d'exploitation à été développé par Microsoft. Il est proposé en 4 versions : Professional, Server, Advanced Server et Datacenter Server.

Un ensemble de service sont fournis avec le système, tel qu'un serveur Web IIS (Internet Information Services), un serveur FTP, un hôte SMTP ou NNTP ou encore un serveur dns. Il est possible d'administrer le tout, grâce à Terminal Server, qui affiche le bureau du Windows 2000 sur un ordinateur à distance. Microsoft essaye avec ce système de ce rapprocher le plus possible du Zero Administration Windows (ZAW).

Pour pouvoir l'utiliser il faut un ordinateur cadencé à 133 Mhz, et 256 Mo de Ram avec un espace disque supérieur à 1 Go. Windows 2000 peut supporter 4 processeurs maximum et 4 Go de Ram. Une version advanced, un peu plus lourde, permet d'augmenter la puissance avec huit processeurs et 8 Go de Ram.

Dans les nouvelles fonctions, on notera l'ajout des quotas permettant de limiter l'espace disque alloué à chaque utilisateur, bien connu des utilisateurs Unix. Autre outil d'administration : les Stratégies de Groupes, permettant entre autre de limiter les accès aux fonctionnalités du système pour les utilisateurs. NTFS 5, la nouvelle version du système de fichier fait aussi son apparition.

Sinon l'intégration de deux protocoles d'identification : NTLM (NT Lan Manager), déjà présent dans les versions Windows NT et qui reste pour assurer la compatibilité, et Kerberos V5, plus sécurisé. Windows 2000 prend aussi en charge les cartes à puces, un système de fichier sécurisé EFS (Encrypting file system) et un protocole pour la sécurité réseau : IPsec (IP Security).

Active directory est une autre évolution qui mérite d'être cité. Elle permet de mieux gérer les répertoires tout en ayant une vision simplifié du système d'un point de vue utilisateurs.

Windows 2000
Windows 2000

2000 : Windows Me

Windows Me (Millennium Edition) succède à Windows 98 le 14 Septembre 2000. Son nom de code était aussi Georgia. Remplacant de Windows 98, Il s'agit du dernier système basé sur le système hybride 16/32 bits peu fiable des séries 9x de Windows.

Elle ne fut pas appréciée du grand public. Seulement un an plus tard, Windows Xp remplacait ce qui est considéré aujourd'hui comme le pire système d'exploitation de Microsoft. Peu de versions furent écoulées.

Le système était livré avec notamment :

Dans les nouveautés signalons la Restauration système qui permet de revenir à une configuration antérieure du système en cas de panne.

Mac OS X

Mac OS X est un système d'exploitation destiné aux ordinateurs Macintosh. Il a été conçu par la société Apple Computer. Il fut lancé le 24 mars 2001.

Le base de ce système est Darwin. Il Utilise un micro-noyau du nom de XNU, avec une surcouche BSD. A noté que Darwin est libre (sous licence APSL (Apple Public Source Licence), validée par la FSF).

L'interface graphique nommée Aqua montre qu'un pas a été franchi par rapport à la version 9 de Mac Os. Toujours précurseur, Apple offre l'un des bureau les plus innovateur du marché. La transparence est intégrée. Les couleurs sont plus agréables. L'utilisateur peut faire pivoter son interface pour changer d'utilisateur, la technologie Xgl sur Linux reprendra le concept (Windows n'offre pas d'équivalence à ce jour).

Toutes les notions importantes des systèms modernes sont présentes. On y trouve notamment le multitâche préemptif et coopératif, la gestion multiutilisateur ainsi que la technologie multiprocesseurs SMP, avec la prise en charge du multithreading.

C'est sur ce système qu'apple passa des processeurs PowerPC vers des processeurs de type Intel. Plusieurs versions de Mac OS X sont donc disponibles, pour les différents processeurs.

Version de Mac OS X

Pour installer Mac OS X, il faut un ordinateur avec au minimum un processeur PowerPC G3 (ou x86 équivalent), de 256 Mo de RAM et 3 go d'espace libre sur le disque dur.

Mac OS X
Mac OS X
Mac OS X
Mac OS X

2001 : Windows XP

Le jeudi 25 octobre 2001 sort le système d'exploitation Windows XP. Décliné en plusieurs versions (familiale et professionnelle), gourmand en ressource mais assez stable (notamment grâce aux différents patchs).

Versions

Windows XP Edition Familiale
Version destinée au grand public.
Windows XP Professionnel
Version Professionnel, avec une meilleure prise en charge du réseau, plus de sécurité et la possibilité de limiter plus facilement le système.
Windows XP Edition Media Center
Tourné vers le multimedia, cette version est destinée aux ordinateurs de salon. Demande plus de ressources.
Windows XP x64
Pou r les ordinateurs disposant de processeurs 64 bits.
Windows XP Starter Edition
Nommé aussi Windows PLP : Pour Les pauvres. C'est une version limitée (par exemple, au maximum 3 fenêtres peuvent s'afficher à l'écran).
Windows XP Professionnel Édition Tablet PC
Windows est présent aussi sur les Tablet PC (ordinateur de poche).

Enfin le DOS disparaît du système (même s'il reste toujours un émulateur intégré). Une nouveauté qui a fait beaucoup parler d'elle : l'activation. Après l'installation, vous disposez de 30 jours pour enregistrer la version de votre windows. Microsoft assure qu'il ne soutire aucune information personnel.

Deux systèmes de fichiers sont disponibles : le FAT 32 et le NTFS (New Technology File System).

Pour pouvoir l'utiliser, il faut au minimum un ordinateur cadencé à 233 Mhz, et disposant de 128 Mo de Ram avec 1.5 Go de mémoire disponible. Windows Xp intègre en nouveauté : un graveur (peu fiable), un nouveau jeu (Pinball 3D), Internet Explorer 6, Windows Media Player (pour les vidéos) et Windows Messenger. A noter aussi, une fonction restauration permettant en cas de panne de retrouver la configuration du système à une date antérieure.

Pour le look et l'ergonomie, un nouveau thème et un nouvel agencement pour le menu démarrer est disponible. Mais dans l'ensemble, les utilisateurs des versions précédentes ne seront pas dépaysés. Il est d'ailleurs possible de changer le nouveau thème pour retrouver celui qui n'a guère évolué depuis 1995.

windows xp
Windows XP
Windows XP
Windows XP
Windows XP
Windows XP Starter Edition

2003 : Sortie de Fedora

C'est le 5 Novembre 2003 que sort la Fedora 1, une distibrution linux. La communauté est sponsorisée par Red Hat. La différence entre les deux est que Fedora est gratuite et penche plutôt pour un usage personnel. Cependant, beaucoup de serveurs l'utilisent aussi (Wikipedia par exemple).

Facile d'utilisation, stable et proposant de nombreux outils de configuration elle ne demande pas de connaissance particulière pour une utilisation standard. Par contre, dans un soucis de légalité, elle ne lit pas d'origine les mp3. Il sont néanmoins facilement installables. Comparée à beaucoup de ses concurrents, elle n'est pas intéressée par l'argent ce qui est profitable.

Il y a beaucoup de ressemblances avec son aîné : Cette distribution comporte les packetages rpm, au démarrage vous pouvez voir Red Hat apparaître. Les thèmes de base, dans les anciennes versions, comportait des icônes avec le chapeau rouge...

La première version bêta était sortie le 21 Juillet 2003. Elle était nommée bêta 1. Maintenant, ses versions sont nommées test suivies d'un numéro. Fedora est assez récente, mais elle a le soutien d'un maître dans le domaine.

Le 6 juin 2005, RedHat crée la fondation Fedora, se désengageant de la gestion de la distribution. Le but est de rendre le projet plus indépendant.

L'équipe de Vision Futur notamment utilise beaucoup cette distribution.

fedora
Fedora

2003 : Safari

Safari est le troisième navigateur le plus utilisé, après Internet Explorer et Firefox de Mozilla. Le 7 janvier 2003, la version bêta 1 était en libre téléchargement. Pas moins d'un million de téléchargements en 2 semaines ! Le 14 avril la bêta 2 fut lancée. La première version qui n'était plus en test, safari 1, est sortie le 23 juin 2003. Plus récemment, depuis 2005 les acheteurs du système d'exploitation Max OS X.4 disposent de safari 2.

Le Webkit (le noyau du navigateur, avec notamment Webcore le moteur de rendu html) a été dévelloppé à partir de KHTML et KJS, du projet open source KDE. Konqueror utilise donc quasiment la même base que Safari (et de tous les navigateurs qui utilisent le Webkit). L'équipe d'apple a même réussie a passer la première le test acid2 (un test pour les navigateurs), devant Internet Explorer et Firefox. Bien sur l'équipe de KDE a alors bénéficié des patchs pour en faire de même.

Safari est plus rapide que les logiciels disponibles sur Mac lors de sa sortie. Il faut néanmoins disposer de Mac OS X.2 minimum pour avoir le logiciel.

safari

2003 : Windows 2003

Windows 2003, réservé aux professionnels, fut lancé le 24 avril 2003. Il ne s'agit non pas de la version suivant Windows Xp, mais Windows 2000 Server. Microsoft a décliné son programme en 4 versions :

Le noyau reste le même pour chaque édition. Il est possible de gérer 32 processeurs et 512 go de ram maximum. Les processeurs x86 et Itanium sont supportés. La configuration minimale est de : 133 MHz, 128 Mo de ram et 1,5 Go d'espace libre.

Les possibilités du logiciel sont entre autre : ASP.NET, POP3, EFS (Encrypting file system), DFS (Distributed file system), IPV6, réseau privé virtuel (VPN), WRM (Windows ressource manager)...

A l'inverse de Windows 2000 qui installait tout les programmes par défaut, Windows 2003 Server n'installe que le minimum pour plus de sécurité. Choquant au début, à chaque arrêt ou redémarrage, il est nécessaire d'indiquer la cause. Cela permet toutefois un meilleur suivis de la machine.

L'apparence reste similaire à windows 2000. Sauf le menu démarrer qui ressemble plus à celui de Windows Xp.

2006 : OLPC

Le projet OLPC a été présenté la première fois par son président Nicholas Negroponte lors du Forum Économique Mondial de Davos, en Suisse. Ce salon qui s'est déroulé du 26 au 30 janvier 2005 marque donc le début d'une aventure destinée à proposer à tout les enfants du tiers monde un ordinateur portable pour leurs études, et ceci pour 100$.

Google, News Corp, Ebay, Red Hat, Brightstar ou encore Nortel ont fait don de 2 millions de dollars pour que le projet puisse voir le jour. Il est dirigé par une équipe du MIT (Massachussetts Institute of Technology).

La démonstration du premier prototype eut lieu le 31 mai 2006. Il est propulsé par une distribution linux embarquée (Fedora) avec Gnome comme interface graphique. Mais tout a été repensé.

Le fabriquant est une société tawainaise nommée Quanta. Pour le moment, le prix des 100$ n'est pas atteint, il tourne plutôt autour de 150$. Autre point négatif, certaines critiques narguent le projet estimant que les enfants du tiers monde ont plus besoin de nourriture et de médicaments que d'ordinateurs portables.

Coté configuration on trouve :

Le tout consommant 2 watts.

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